‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 4)Chapitre 7 sur 156 · CATALEPSIE · texte numérisé non relu

CATALEPSIE

bien d'autres, et propre, si je ne me trompe, à appuyer la thèse que je défends.

11 s'agit de la catalepsie produite par hypnolîsation chez certaines hystériques. La question est celle-ci : cet état peul-il être simulé de façon à tromper le médecin. On croit généralement que si chez un sujet cataleptique un bras est étendu horizontalement, cette attitude peut être conservée par lui un temp^ assez long pour que cette durée même suffise à écarter tout soupçon de simulation. D'après nos observations, cela ne serait point exact : au bout de 10, 15 minutes, le membre commence à descendre, el, au bout de 20 à 25 minutes au maximum, il est retombé dans la verticale. Or, ce sont là des limites qu'un homme vigoureux, essayant de garder la même position, peut atteindre. C*est donc ailleurs qu'il faut chercher un caractère distinctif. Chez le simulateur, comme chez le cataleptique, un tambour à réaction, fixé à l'extrémité du membre étendu [fig. 1, R), servira à enregistrer, parla méthode graphique, les moindres oscillations de ce membre, pendant qu'un pneumographe, appliqué sur la poitrine [fig. 1, P), donnera la courbe des mouvements respiratoires. Or, voici ce qu'on observe sur ces tracés, dont je vous présente l'abrégé. Chez la cataleptique, pendant toute la durée de l'observation, la plume qui correspond au membre trace une ligne droite parfaitement régulière (fig. 2, II).

Pendant ce temps, chez le simulateur, le tracé correspondant ressemble d'abord à celui de la cataleptique, mais, au bout de quelques minutes, des différences considérables commencent à s'accuser; la ligne droite se change en une ligne brisée, très accidentée, marquée par instants de grandes oscillations disposées en séries (fig. 3, II).

Les tracés fournis par le pneumographe ne sont pas moins

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Bigniflcalirs. Chez la catalcpliquc : respiration rate, superQ^ cielle, la fia du trucé ressemble au coraraencemenl [fig. 2, 1). Chez le simulateur, le tracé se compose de deux parties distinctes. Au début, respiration régulière el normale. Dans la

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deuxième phase, celle qui correspond aux indices de fatigue musculaire notés sur le tracé du membre, irrégularité dans le rhythme et l'étendue des mouvements respiratoires ; profondes et rapides dépressions, indices du trouble de la respiration qui accompagne le phénomène de l'effort {fig. 3, 1].

En résumé, vous 1' fatigue, le muscle i'<

. taittfl*firpiî'i>'c ne connaît pas ta ri, sans inlervenlioti

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