Q CATALEPSIE
TolonUire. Le simulateur, au contraire, soumis è. U double épreuve, se trouve trahi des deux côtés à la fois : l'par \e tracé du membre qui accuse la faUgue musculaire, et 2' par le
tracé de la respiration qui traduit l'effort destiné k en masquer les effets.
Inutile d'insister. Cent autres exemples pourraient être in- Toqués, qui montreraient que la simulation, dont on parte
tant quand il s'agil d'hystérie ou d'affections connexes, n'eal à tout prendre, dans l'état actuel de nos connaissances, qu'un épouvantai] devant lequel s'arrêteront seuls les timides ou lea
novices. Désormais, il appartient au médecin véritablement instruit dans ces matières de dépister la Tourberie partout où elle se produit et de dégager au besoin, des symptômes réels faisant foncièrement partie de [la maladie, les symptômes si*
su CiTAUEPSIE
mules que TarliBce des malades voudrait y surajouter. Nous jiborderons donc, avec prudence sans doute, mais aussi avec confiance, l'élude de ces affections redoutées, pénétrés que nous sommes de la sûreté des méthodes d'observation qui sont entre nos mains.
Le temps presse et je dois conclure. Je serais heureux si j'étais parvenu, dans Tesquisse qui précède, à vous faire entrevoir l'idéal vers lequel tendront tous nos eSbrts. Dans la solution des problèmes qui nous sont imposés, toutes les branches, toutes les disciplines de la science biologique devront, se prêtant un appui mutuel, et se contrôlant l'une l'autre, marcher du même pas vers le même but. Mais je maintiens que, dans ce concert, le rêle prépondérant, la juridiction suprême devra toi^ours appartenir à l'observation clinique.
Par cette déclaration, je me place sous le patronage des chefs de l'Ecole française, nos maîtres immédiats, dont l'enseignement a jeté un éclat si vif sur cette grande Faculté de médecine de Paris à laquelle j'ai l'honneur d'appartenir.