‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 4)Chapitre 86 sur 156 · J.-M. Charcot, Lezioni cliniche, loc, cil.^ p · texte numérisé non relu

J.-M. Charcot, Lezioni cliniche, loc, cil.^ p

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partiel ; mais le nombre des éléments mis en jeu est moins limité que dans le cas précédent, et souvent il se produit une diffusion des phénomènes psychiques provoqués, assez étendue pour qu*il se manifeste une certaine tendance à la reconstitution du moi. Aussi voit-on alors, assez fréquemment, finjonction, la suggestion devenir Toccasion d'une certaine résistance, de la part du sujet. Il cède, dans tous les ca<, et se soumet, pour peu qu'on insiste. Toutefois ce n'est pas toujours sans discussion préalable. Ajoulons que les mouvements en rapport avec les idées suggérées sont, en conséquence, souvent très complexes ; ils n'ont plus ce caractère de précision mécanique qu'ils présentaient dans la forme précédente et ils prennent au contraire, jusqu'à faire illusion, les allures d'actes volontaires, plus ou moins prémédités.

D'ailleurs, dans cette période somnambulique, tous les sens sont ouverts et Ton peut dire même que, si la conscience est déprimée, la sensibilité aux impressions communiquées se trouve, au contraire, exaltée. 11 devient facile, par conséquent, d'entrer en relation, par des procédés très divers, avec la personne hypnotisée. Lui présente- t-on avec insistance un objet, la simple vue de celui-ci réveillera en elle un certain nombre d'idées en rapport avec la nature de l'objet, et ces idées s'objectiveront en quelque sorte fatalement, sous la forme d'actes correspondants ; ou bien encore si, par des gestes significatifs, on figure dans l'espace soit un objet, soit un animal, cet animal, cet objet imaginaires, prendront aux yeux de Thynoptisée une existence réelle au point de mettre en jeu la série correspondante d'idées et de mouvements : enfin, et d'une façon plus parfaite encore, la suggestion pourra s'effectuer & Taide de la parole, soit seule, soil, mieux encore, associée aux gestes.

En voilà assez, Messieurs, pour vous rappeler d*une façon

3i0 Sl'GGESTIO^S nky^ LR HONKAHBULISHe

Ir&s générale quels sont, dans la période somnambuliqne. In grands caractères des phéiionièoRH de la suggeslion hypimtiquo, et comment, dans ce domaine, notre puissance re rencontrera guère de limites ; car, en rfïalilë, nous pouvons fain varier notre action, presque il l'infini. Aussi ne vous étonntrez-vous point de voir qu'en inculquant h un sujet somnambo- Usé l'idée d'un état morbide, par exemple de rimiiuis*an« motrice d'un de ses membres, celle paralysie se réalia en effet, objectivement, it'oBranl ainsi h nos invesli galions cliniques.

i'ajouterai, et c'est 1& un point gui nous intéresse au p^^ mler chef, que cette paralysie que nous aurons /aile parw de suggeslion, nous pourrons, h uolre gré, en modifier \t degré, les curaclère» mêmes jusqu'à un certain point. !i défaire en&n, également par suggestion. On prévoit aiïiénipnt. d'après cela, que l'élude de ces paralysies artificiellemest provoquées puisse être appelée & éclairer d'un jour nouveau l'histdire J» groupe tout entier des paralysies p^jcliiques.

Après ces préliminaires, procédons à la démonstration de? faits. Cette jeune fille hystérique, la nommée Greuz,.., quej'ii fait placer devant vous, présente du côté gauche une hémianestliésie complète, très régulière ; au contraire, il n'existe do c&lé droit aucun trouLle appréciable de la sensibilité. Noupourrons donc de ce tôle observeraiséraent les perturbalioa< subies par la seusibililé, dans ses différents modes, pendac' l'évolution des troubles de ta molîlité que nous allons pwfquer. Je vous ferai remarquer en passant que cette jeune mslade n'ayant été soumise encore que quatre ou cinq fois aui pratiques de l'hypnotisme, il ne saurait être question chez elle de cette espèce d'entraiuement qui se produit d'ordinaire chez

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