ANATOMIE PATHOLOGIQUE
dans les cas où la maladie, remontant à une époque éloignée, la métamorphose fibreuse est la plus prononcée.
On a le plus souvent noté, dans les relations nécroscopiques, d*une manière expresse, Tabsence de tubercules, et dans les parties indurées et dans les parties restées saines du poumon.
Siège, étendue, — Dans la majorité des cas qui ont été rapportés, Tinduration pulmonaire s'étendait sans interruption de continuité, à une partie plus ou moins considérable d'un lobe, ou même d'un poumon. Dans notre première observation, un poumon tout entier était induré; dans la deuxième, Taltération avait envahi la totalité d'un des lobes inférieurs. Le plus souvent, suivantChomel (cinq fois sur huit), elle occupait les régions inférieures; une fois seulement le lobe supérieur avait été atteint seul. M. Durand-Fardel a été conduit, au contraire, par l'analyse de ses propres observations, h admettre que le lobe supérieur est plus souvent atteint que ne l'est Fin férieur, mais il a cerlainement réuni dans une môme catégorie des formes très diverses d'affections pulmonaires. Quoi qu'il en soit, les questions relatives au siège le plus habituel des altérations pulmonaires dans la pneumonie chronique simple ne nous paraissent pas pouvoir être résolues quant à présent d'une manière définitive, en raison du petit nombre d'observations suffisantes que Ton possède sur ce sujet.
D. Foyers gangreneux. — Aôcès chronique. — Vomique ichoreuse. Avenbrugger et Corvisart.
a. Une observation consignée dans la clinique de M. Andral *, et depuis maintes fois reproduite, semble démontrer que, dans certains cas, la gangrène peut éclater au sein d'un
' Clinique médicale, t. III, obs. 64, p. 4*6.
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tobe pulmonaire iadtiré par le fait de rinflammation chronique. D'après un travail du docteur Traube (de Berlin), dont nous nfî connaissons malheureusemenl pas tous les détails', ce ^enre d'accident sérail mAme dans l'espèce assez fréquent, puisque sur quatorze cas de gangrène du poumon obserré^ par cet auteur, il y en a neuf qui paraissent avoir succédéi une pneumonie chronique avec induration du parenchyme pulmonaire. Mais, dans les cas de ce genre, l'însuf&sance des (iélaiU concernant l'évolution et le mode de succession dej symptômes, rend le plus souvent douteux si c'est bien la pneumonie qui a été l'aETecUon primitive, ou si c'est, au contraire, la gangrène qui a précédé l'inflammalion. L'observa* lion suivante recueillie par nous, il y a plusieurs années,i riidpilal de La Charité, parait établir que la gangrène pulmonaire peut se développer d'une manière transitoire, accidenli?lle, chez un sujet qui aurait présenté auparavant des symptômes en rapport avec l'existence d'une pneumonie chroniqoe ulcéreuse.
llBSKHVAiio^- 1. — Pneumonie chronique ulcéreiae. — Jnduratio*
Ifiiile l'élenihie ri" lohc infpr
OBSERVATIOPr 133
ment et est devenu cacochynae. Il ne pouvait reprendre son travail que detenaps en temps, et chaque hiver il se trouvait arrêté par des rhumes qui Tobligeaient à rester chez lui, il a eu plusieurs fois des crachements de sang pur.
Il y a deux ou trois mois, le malade fut forcé d'entrer à Thôpital pour une fluxion de poUrine, pendant laquelle il y aurait eu des vomissements de sang abondants. A cette époque, les vésicaloires ont été à plusieurs reprises appliqués sur le côté droit de la poitrine.
Lors de Tentrée à Thôpital, 16 juillet, le malade dit avoir été repris depuis huit jours ; mais malheureusement il ne répond <]u'avec humeur, et ne peut nous donner sur cette dernière partie des antécédents des détails bien précis. Voici Tétai dans lequel nous le trouvons : maigreur très prononcée, pommettes rouges «t saillantes, œil brillant, peau chaude, pouls assez fréquent. IL se plaint de douleurs siégeant dans le côté droit de la poitrine dont il ne peut préciser le siège, peu de toux, expectoration assez abondante de crachats muco-purulents verdàtres, épais, arrondis, n'ayant pas de fétidité. Moiteur générale, il n'y a pas eu de frissons. Anorexie complète depuis huit jours. Langue couverte d'un «nduit blanc très épais. État local : le cœur est à l'état normal, résonnance naturelle et même peut-être un peu exagérée, à la percussion, au niveau des deux espaces sous-claviculaires. A l'auscultation respiration sourde, difficile à entendre, mais absence de râles humides ou secs, de craquements, etc. En arrière, les deux sommets présentent les mêmes caractères. Le lobe inférieur du poumon gauche est très sonore et la respiration s'y fait normalement. A droite, on constate une matité très prononcée qui commence au niveau de la pointe de l'omoplate et qui se -confond complètement par en bas avec la matité hépatique. Vers la partie la plus inférieure de la poitrine du même côté, on obtient par la perctission, outre la résistance au doigt, un bruit comme tympanique mais profond et sourd. L'auscultation, dans toute l'étendue des parties où la percussion a démontré l'existence de la matité, fait reconnaître l'existence d'un souffle bronchique éloigné, mélangé de râle sous-crépitant à grosses bulles. Dans l'en-
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droit où, par la porcusMon, on s oblenu le sofl lympantqi souffle prend le carscli^rc du loufflt aatmeux^ et k» ràln du gargtiuUlemtnl à grttttt butta éetatant ovtc mm trmt ti ment métallique; bi'on<-hi>{ili«iiie el naMMUMmeal trte pfc» dans toute rétendiii> du lobe ioférioor, Mrtoul au niv«Ku i pointe de l'omopLuto.
Le traitement a Hé : vésicatoire »ur le cM<- druil do U poîi Tartre alibjé, 0,10 cenligratomea cliai)tie jour <mi poUou. l'iiinnence de ce I ruitenifiit el de la diète, la ti<:\Tc n*a pu & tomber et, au bout de huit juum. cet hiiuiini; élail à pet dans l'éUit où il ej< I rtiuviiit lt>r> de u demiérc rcchulv. Il m mais a pou d'appélil, il n un pi-u de l)i>vre la iMtir, un p loiiN, d'oppre^'âioii 'gDand il murclie, d'nil)eui« l'ciipcctoniUi ponaliiniilanlP, niijct>-piirulenlc, non fiilitie.
Le ^0 juillet et Ii'<i hiiil jour» qui suivent, lea rracbati devenus t^xlrômi^meiit abondant» et la toux |iIue fnN|urni sont Tormés par d« U bérosilé dans laquelle ncigont d<*fl mue d'un jaune verdi\lrcsnlu, ayant l'atpetTl des craehqu des p qiies avec caverne», mai» no prenant pa» cepemluit la furme mulaire. lU sont extn'mcinent fi^tide* ft le mnladt' répand a une oileur manifetteinenl g'inyréneuse (alord régnaient les gr chalfurs . I'i;iir!ant le- linil jnurs qne dure cet étal, le m s'all'uililit rapiiiciiicnt, in^ii^Tit de plus en plus, el est pris dJJirrIice séreuse abiuidanic ijuerien ne peut arrêter. Trailei usii^e du lu crûrisdt't, loniiiucâ (vin du quinquina), opiacés, i
Vers le H aoill, l'csixielnration diminue et cesse de pré« l'odeur rr-l ido ; la iliarrlx-c cesse en même temps; le malade rej ciiiiniiii; el dit .jii'ii -ii: sent renaître; l'appétit qui avait cesi vient coriijilétenienl. Ci-p-'inlanl les jambes commencent à ei le lu les m'^mlin-s inrérieurs sont le siège d'une anasarque prononcf'u ; Ip 21 h-s li-uiisusciniiueiicenl il se gonfler; eepei les urines ne sont puiijt iilliumini-iKcs. L'élat local de la poi confiait; à plusieurs n'pri:-cs |i;ir l'auscultallon et la perçut n'apprend rien de nouveau. Du :^l aoiU au â5 septembre, ri< nouveau, le m.-ihide s'alT.iillil d<; |.lus en plus. Un peu de i anhélation quand il marclic, lièvre hectique le soir. Le 31