‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 5)Chapitre 56 sur 121 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

flammation vulgaire, celte fois sous la forme chronique ; tandis que dans les cas de phlisie pneumonique aiguô ou suraigue, ce sont les lésions de la broncho-pneumonie aiguë qu'on observe : c*est ainsi que la cirrhose du poumon^ caractérisée par la transformation embryonnaire avec épaississement des parois alvéolaires, et la métamorphose cubique de l'épilhélium du poumon, pour la première fois décrite par M. Thaon, est un des éléments très habituels de la phlisie chronique vulgaire.

Il n'est pas sans intérêt de rechercher par la critique Tenchatnement d'idées qui a pu conduire à la doctrine suivant laquelle les lésions de la pneumonie caséeuse résulteraient de la métamorphose des produits de Tinilammation simple. On remarquera, en premier lieu, que tous les auteurs partisans de cette théorie sont partis du principe que les lésions très diverses, qu'on rencontre en même temps dans un poumon atteint de pneumonie caséeuse, représentent, en quelque sorte, les diverses phases d'un même processus morbide. Ainsi, Yinfiltration gélatineuse représenterait le premier stade de l'altération qui, dans sa progression, aboutirait à l'induration grise, puis à l'induralion jaune. Or, c'est là un principe inadmissible ; car l'induration jaune ou grise appartient au processus tuberculeux, Tinfiltration gélatiniforme à celui d'inflammation calarrhale concomitante, et ces deux processus, comme on Ta vu, marchent parallèlement, mais isolément; ils ne se confondent sur aucun point.

Un autre point faible de la doctrine est dans la méconnaissance des règles de la méthode topographique. L'oubli de ces règles a conduit à laisser passer inaperçue cette zone embryonnaire qui, limite la région caséeuse des nodules tuberculeux et la sépare des régions où le poumon offre les lésions de l'inflammation simple. Cette zone embryonnaire a été

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pour la première fois décrite et mise en lumiàre par M. Grancher.

« Quoi qu'il en soît, dit U. Cbarcol, en tennioanl celle » série de leçons, rien ne me paraît mieux établi que l'exis- » lence de la tuberculose infiltrée ou discrète, comme élé- » ment fondamental, dans les diverses formes de la phtisie » pulmonaire; rien de plus douteux, au contraire, que Texis- » tence d'une pneumonie caséeuse, indépendante de la tuber- » culose et jouant le rèle capital dans le processus phtisiologî- » que. Tel esL pour moi le résumé de la situation ' . »

' Elirait de la Revue de médetine et de chirurgie, 1S1T, p. 871.

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