OBLITÉRATION DE L*ARTÈRE PULMONAIRE
ment. A. l'autopsie, on trouva les troncs principaux de Tarière pulmonaire remplis par des caillots de formation ancienne. Dans le deuxième cas (Oes. XIV), au moins, ces caillots n'adhéraient point à la membrane interne de l'artère, qui était tout à fait exempte d'altération ; enfin, dans les deux cas. et c'est là le fait qull importe Surtout de signaler ici, on n'a pas rencontré de caillots fibrineux dans les autres vaisseaux, et en particulier dans les veines. Il est f&cheux que ce dernier résultat de la nécroscopie ait été présenté d'une manière aussi générale. La femme qui est l'objet de la deuxième observation (Obs. XIV) était encore atteinte d'un œdème douloureux siégeant dans le membre inférieur gauche, peu de temps avant sa mort ; il était par conséquent important de noter tout particulièrement l'état dans lequel les veines crurale et iliaque du côté gauche ont été trouvées chez cette femme. Il était, en outre, tout à fait nécessaire d'indiquer si l'utérus et ses annexes ont été, dans les deux cas, soumis à une dissection attentive : ce sont là des lacunes regrettables qu'il importait de signaler, et qui permettront toujours de soupçonner que quelques lésions importantes auront bien pu passer inaperçues.
Pour limiter notre champ d'étude, nous nous sommes astreint à n'envisager d'une- manière spéciale que les faits essentiellement analogues à celui que nous avons observé personnellement. Toujours dans ces faits, (§ I, § II) l'obstacle siégeait, comme on l'a vu, dans les Ironcs principaux de l'artère, et les accidents produits ont été rapidement mortels. Dans une histoire plus complète, on devrait comprendre, en outre des cas, en certain nombre, rapportés par MM. Virchow, Klinger et quelques autres, où l'oblitération limitée à un nombre plus ou moins restreint de petites ramifications a déterminé des désordres fonctionnels d'une bien moindre gravité et quelquefois même à peine appréciables. On serait alors con-
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duit à reconnaître que, dans cette seconde catégorie de Tails, tout comme dans la première, roblïtéralioa de l'artère pulmonoire par des coni'Télions fîbrineuses libres, indépeiidanles d'une altération des parois artérielles ou du parenchyme du poumon, coïncide habîluellement avec l'oblitération d'une ou de plusieurs veines par des caillots anciens ; ainsi, le rapport qui lie ces deu<c altérations, et que nous avons essayé de faire ressortir, serait rendu plus manifeste encore.
Quelle est la raison de ce rapport que l'observalkin démontre exister entre certaines obstructions de l'artère pulmonaire et l'oblitération des veines par un caillot; l'une de ces altérations doit-elle être considérée comme la condition et le point de départ de l'autre ? C'est là une question que l'analomie et la physiologie pathologiques ont seules le pouvoir de résoudre,
M. Virchow a démontré que si l'on introduit dans la veine sous-clavière d'un animal des fragments de caillots Qbrîneui,