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eiceplé par sa base. Or, l'appendice fîbriaeux dont il s'agit, et qui représenle le caillot prolongé, ne se terminait point par une extrémité acuminée, lisse et régulière, mais bien par une surface inégale et déchiquetée : d'oîi l'on peut conclure que des masses Gbrineuses d'un certain volume en avaient éK brusquement détachées. Quelles étaient les dimensions de ce caillot prolongé avani l'époque oîila désagrégation s'est Taite? Cela est difûcile à déterminer: nous pensons toutefois qu'il s'étendait primitivement jusqu'au voisinage de la veine cave, peut-être même pénétrait-il dans ce vaisseau. Ce qui rend i nos yeux celte hypothèse probable, c'est que, dans les derniers temps de la vie de la malade, des sympidmes d'œdëme douluureux se sont manifestés dans le membre droit. Quoi qu'il en soit, les fragments détachés du caillot prolongé ont pu être poussés jusque dans la veine cave par le courant sanguin de la veine iliaque primitive. Voici d'ailleurs comment la circulation était entretenue dans ce dernier vaisseau: il t avilit, nous l'avons dit, oblitération complète des veines crurale et iliaque externe; mais la veine hypogaslriquc éUil restée, jusqu'à un certain point, perméable; elle renfermaîl, ■ des concrétions fibrincuses. mais celle!
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se sont développés lout à coup les premiers symptômes dyspnéiqaes. Mais rocclusion de l'artère était encore incomplète et la circulation pouvait s*y faire tant bien que mal. Alors, de nouvelles couches fibrineuses se sont déposées, tant en avant et en arrière qu'à la périphérie des caillots primitivement engagés, et bientôt Tarière pulmonaire s'est trouvée littéralement oblitérée dans toute son étendue. Aussi, les symptômes ont-ils été en s'aggravant avec une rapidité effroyable, et la mort est-elle survenue au bout de quatre heures.
L'existence d'un appendice fibrineux, ou si Ton aime mieux dire d'un caillot prolongé S analogue à celui que nous venons de décrire, ne se trouve indiquée d'une manière explicite que dans un petit nombre des observations que nous avons reproduites, d'après les auteurs (obs. Il, III, XI). Cela lient, sans doute, en grande partie, à ce que cette disposition n'a pas encore fixé, comme elle le mérite, l'attention des observateurs; de nouvelles recherches devront déterminer si c'est là une condition nécessaire à la production des embolies dans le système veineux, et s'il n'existe pas d'autres circonstances qui favorisent au même degré la migration des concrétions fibrineuses formées dans les veines. Quoi qu'il en soit, les observations dont il s'agil, concordent avec la nôtre par tous les autres points essentiels, et elles peuvent être généralement soumises à la même interprétation ; on trouve même, dans quelques-unes d'entre elles, en faveur de Tembolie, des témoignages, sous quelques rapports, plus frappants encore que ne le sont ceux que nous avons présentés déjà. Ainsi, par exemple, un des points les plus difficiles à établir, dans cette théorie, parce qu'il échappe nécessairement à la démonstration directe, c'est le fait même de la migration des masses fibrineuses détachées de l'extrémité supérieure des caillots veineux. Eh bien ! il s'est présenté tel cas où l'on a rencontré,
• En allemand : Fortgesetzier Propf,
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libre et flollanl dans un point du l rajet^ffisiMlïWfl^ffifflîîïiâîô de l'artère pulmonaire la veine primitivement affectée, un cylÎDdre âbrineux évideaiment de date ancienne, et représen- (ant assez exactement par sa Forme le moule interne du vaisseau où il s'est formé; de sorte que l'on a pu surprendre, si l'on peut ainsi dire, la migration de ce caillot dans le temps même où elle s'elTecluail; témoin l'observation XI", dans laquelle il est dit qu'un Uirombus ancien, ayant environ le volume du petit doigt, long de 3 pouces et demi, formé de couches concentriques et plusieurs fois replié sur lui-même, fut (rouvé libre dmf l'oreillette droite du cœur'. Une démonstration non moins frappante de l'origitie veineuse de certaines concrétions fibrincuses de l'artère pulmonaire est donnée par l'observation IX. Dans ce cas, en effel, l'une des extrémités du caillot extrait de l'artère a pu s'ajuster exactement à l'exlréraité supérieure, irrégulière et déchiquetée du caillot veineux.
Une circonstance signalée par M. Virchow ', et qu'on trouve notée dans plusieurs de nos observations, c'est que les symptômes redoutables produits par l'oblitéralion de l'artère pulmonaire, apparaisseni, en généra!, à une époque où les malades sont en voie d'amélioration, alors qu'ils commencent à
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