MÉCANISME DE LA MORT
ches principales de Tarière pulmonaire par des caillots fibrineux. Reste à savoir si cette obturation a été produite par embolie. Les détails donnés par M. Jacquemier et par lesquels on voit « qu'avant comme après Taccident, il n'y a eu, ni dans les membres inférieurs, ni dans u le bassin, aucun indice sensible d'une phlébite obturante, » paraîtront sans doute peu favorables à cette hypothèse. N est-il pas possible cependant qu'une oblitération des veines de l'utérus et de ses annexes par des caillots sanguins, ait existé sans avoir été révélée par des troubles fonctionnels appréciables?
Quelle est la cause ou, si Ton peut ainsi parler, le mécaiiisme de la mori, dans les cas d'oblitération des branches principales de f artère pulmonaire par des caillots fibrineux ? Suivant Virchow*, par suite de Yischémie pulmonaire plus ou moins prononcée que produit cette oblitération, le cœur gauche et l'aorte ne reçoivent plus qu'une quantité extrêmement faible de sang chargé d'oxygène ; les artères coronaires en particulier ne fournissent plus au cœur la quantité voulue de son excitant naturel; conséquemment, cet organe s'arrête dans la diastole. En même temps, il y a stase du sang veineux dans le cœur droit, dans les veines coronaires, et, en général, bien qu'à un degré plus ou moins prononcé, dans toutes les veines de l'économie. Il y aurait donc d'abord paralysie du cœur et étal syncopal, puis, secondairement, asphyxie. Les mouvements tétaniques des muscles, le ralentissement de la respiration, la prolrusion des yeux, etc., devraient, en particulier, être rattachés àTélatasphyxique. Le docteur Panum ',
< Loc. cit., p. 316.
* Ueber den Tod durch Embolie (Zeitschrifi fur klin. Med., VII, Bd., 6, IL).
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dans le biil J'î'dairer cette question, a entrepris sur tesanimaux des cxpériencesaiialoguesùcelles instituées parM. leprofesseur Vircliow, Suivant lui, la mort serait due, dans les cas qui nous o<.ciipent, non pas à l'asphyxie, miiis bien à l'atièmie qui se fait subitement dans les centres nerveux, en raison de ce que le cœur gauche cesse tout à coup de recevoir du poumon une quantité suffisante de sang. Ce qui, suivant cet auteur, démontre qu'il en est aioi^i. c'est d'abord la pâleur des membranes muqueuses (langue, lèvres, conjonctives), des poumoDset du cerveau, qui se manifestent chez les sujets des expérience.- ; c'est ensuite la 1res petite quantité de sang que contient, on pareil cas, le cœur gauche, tandis que le cœur droit en est, au L'ontraire, fortement distendu. Nous nous bernerons à indiquer celte question très intéressante, qui, pour être résolue d'une manifre satisfaisante, réclame encore de nombreuses recherches cliniques et expérimentales. '
■ Elirait d.' la Giixllf heKdomidairf, 1SS8, p. 755, TSt,S3H.
MALADIES DE L' AORTE i63
de Taorte.
On peut rencontrer, sur le trajet de Taorte, la plupart des lésions qui ont été signalées sur d'autres points du système artériel; mais le volume exceptionnel de ce tronc vasculaire, et Timportance des fonctions qui lui sont dévolues, impriment un cachet spécial aux maladies dont il peut devenir le siège. Il est, partant, difficile, en étudiant les affections de Taorte, de ne point empiéter quelquefois sur le domaine des lésions artérielles, envisagées dans leur ensemble. Nous nous efforcerons, autant que possible, d'éviter cet écueil; mais il ne faut pas oublier que, sous le rapport anatomique, les altérations de ce grand vaisseau ont plus d'une fois servi de type à la description générale, et qu*il devient alors impossible de maintenir la ligne de démarcation avec une rigueur absolue. Nous nous proposons d'étudier dans cet article :
1" Vaortite; 2"* Yaihérome et les dégénérations ossîformes de l'aorte ; 3* les anévrysmes de l'aorte ; 4** les dilatations simples de l'aorte ; 5* les oblitérations et rétrécissements de l'aorte ; 6** les concrétions fibrineiises de l'aorte ; 7* les embolies de l'aorte; 8*» les enlozoaires de l'aorte; 9** V hypertrophie et V atrophie àQ% tuniques de l'aorte; 10^ les ruptures elperforations de l'aorte par cause interne; 11** le cancer de taorte.
Enfin, pour compléter cette revue pathologique, nous au-
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ronsà parier d'un Irouble puremeni fonclionnel, les palpitations nerveuses de l'aorle. dont il a ètii d^jà question dans un article précédent.