‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890Chapitre 10 sur 68 · DB LA BILE · texte numérisé non relu

DB LA BILE

maines, le foie revit avec toutes les fonctions que les anciens lui avaient attribuées. Il est bien, ainsi que le croyait Galien, un des principaux foyers de la chaleur animale^ un des principaux organes de Thémopoièse et la fonction de sécréter la bile n'est pas la plus importante de celles qui lui appartiennent. C'est ce que vous allez reconnaître dans Texposé qui va suivre.

Nous commencerons cette seconde partie de nos leçons par Texamen de la bile et de la sécrétion biliaire. La bile de Thomme, recueillie durant la vie, dans le cas par exemple d'une fistule biliaire, se présente sous Taspect d'un liquide clair, limpide, d'une couleur jaune d'or, d'une saveur sucrée d'abord, puis amère, d'une odeur musquée quand on lachauffe, d'une réaction neutre, d'un poids spécifique de 1020 à 1032 ; elle ne renferme alors aucun élément figuré appréciable au microscope.

Dans le cas où labile a séjourné dans les réservoirs naturels après la mort ou dans certaines conditions pathologiques, c'est un liquide d'un brun sombre, verdâlre quelquefois, de consistance visqueuse (par suite de l'adjonction de la mucine), d'une réaction alcaline, acide même, si la putréfaction s'en est emparée, et au milieu duquel le microscope décèle la présence d'éléments figurés, plus ou moins fortement colorés, des cellules d'épithélium cylindrique, des gouttelettes huileuses, souvent des vibrions. Les cellules hépatiques y feraient toujours défaut (Kôllikcr).

Le procédé sommaire de l'évaporation fait reconnaître que la bile contient un résidu sec de 9 à 18 sur 100 d'eau. La composition chimique de ce résidu sec a été pendant longtemps l'objet de discussions et de contradictfons, les principales difRcultés paraissent aplanies depuis les travaux de Strecker (1848).

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