ALTERATIONS DB LA BILB
a) C'est en particulier ce qui arrive pour la cholestérine quand il y a rétention ou stagnation biliadre, dans la yésiculCf par exemple. Par suite de la concentration du liquide biliaire et aussi de certaines modifications chimiques qu'il subit, la cholestérine apparaît dans ce cas, ainsi que M. Ghevreul raGaiit remarquer dès 1824, sous forme de paillettes brillantes, ce qui n*a jamais lieu dans Tétat normal.
b) Dans ces mômes circonstances, la bilirubine peut se concréter, elle aussi, sous forme soit d aiguilles cristallines, soit de masses amorphes, pulvérulentes, s'agrégeant de façon à composer une pâte noirâtre, qu*on trouve quelquefois formant le moule interne des canaux biliaires.
Ces dépots de cholestérine et de matière colorante de la bile sont, pour ainsi dire, un acheminement vers la formation de calculs biliaires proprement dits. Ceux-ci sont composés, pour la majeure partie, d'un noyau central formé principalement de matière colorante et d*une zone radiée, constituée par de la cholestérine. Je ne m'arrêterai pas davantage sur la pathogénie des calculs biliaires, réservant pour plus tard cette étude.
L'augmentation de la matière colorante a encore été signalée dans l'ictère par Scherer (Gautier) ; — celle des graisses a été mentionnée chez les tuberculeux où Gorup Besanez aurait découvert ces cristaux microscopiques de palmitine (Gautier). Je ne crois pas que, jusqu'ici, on ait noté l'accroissement pathologique du chiffre des sels biliaires.
B. a) En opposition à l'accroissement des sels biliaires, leur diminution, en môme temps que celle des autres principes fondamentaux, a été reconnue dans la ûèvre typhoïde. La bile, en pareille circonstance, est très ténue, pâle, presque décolorée, et contient très peu d'acides biliaires; par contre, la graisse s'y montre en abondance et on y observe quelquefois de la leucine et de la tyrosine.
Une composition plus ou moins analogue de la bile a été observée : !• dans quelques autres maladies aiguës entre