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autres la pneumonie et l'hépatite des pays chauds (i) ; 2® dans des maladies chroniques, comme la tuberculose, l'altération amyloîde, le cancer du foie(Budd).
b) Ceci me conduit à vous parler de la bile tout à fait incolore, que contiennent parfois les voies biliaires dans certains cas pathologiqxACs, Ici, la mafiëre colorante fait entièrement défaut. Les autres principes, les sels biliaires, persistent au moins en quantité suffisante pour s'accuser par leur saveur amère et par leur réaction spéciale. (Réaction de Pettenkofer.)
Ce sujet a été étudié avec beaucoup de soin par M. Ritter (2). Dans trois cas où, chez l'homme, il a recueilli à l'autopsie cette bile incolore, le foie était envahi par une dégénèration graisseuse plus ou moins avancée. Il l'a trouvée encore chez un chien dont le foieétait également stéatosé. Il n'est pas rare non plus d'observer cet état de la bile chez les oies gras-
M. Ritter, au sujet d*un malade qu'il a observé attentivement, relève quelques symptômes qui permettraient de reconnaître pendant la vie celte altération singulière de la bile. Les malades rendraient des excréments blancs, décolorés comme dans l'ictère, mais sans avoir d'ictère. La quantité de graisse qu'ils rejettent par l'intestin serait en quelque sorte normale, contrairement à ce qui se produirait si l'on avait afTaire à une rétention biliaire. En semblable occcurrence, les matières fécales contiendraient de la taurine, ainsi que cela avait lieu chez le malade de M. Ritter et, de plus, les évacuations artificiellement provoquées fourniraient le moyen de recueillir un liquide dans lequel se trouveraient les acides biliaires et capable par conséquent de donner la réaction de Pettenkofer.
Fort de ces données, très intéressantes du reste, M. Ritter sest cru en droit d'admettre que tous les faits relatés de liquide incolore observé dans les voies biliaires, à l'autopsie,
(1) Ilmpel. — Maladies de V Algérie, t. i, p. 262. {!) Journal de l'anatomieet de la physiologie, 1874.
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sont des exemples de ùllc incolore. Celle opinion est très certainement trop absolue.
Déjà Prus avait fait remarquer (1), dans un casd*oblitération prolongée du canal cliolédocjuc, Texistence, dans les voies biliaires, d'un liquide blanc, transparent, insipide, légèrement visqueux. Les faits de ce genre ne sont pas rares (2) ; mais il en est un, cité par Frerichs (3), qui est surtout digne d'attention à cause du soin avec lequel le liquide a été examiné. Il s*agit d'une oblitération ancienne du canal cholédoque déterminée par un cancer do laléto du panen'as. Les voies biliaires (vésicule, canaux cholédo(iue et hé[)atique) étaient dilatées et renfermaient un licjuide transparent, légèrement muqueux, un peu alcalin. L'acide nitrique n'y amenait aucune réaction ; il n'y existait pas trace de pigment biliaire. La réaction de Pettenkofer ne peut être obtenue ; il n'y avait donc pas la plus minime quantité de sels biliaires. Au microscope, on découvrit, nageant dans le liquide, un grand nombre de corpuscules muqueux. L'acide acétique fit apparaître dansce liquide incolore, un précipité gélatineux (réaction de la mucine). Ce liquide n'était donc pas de la bile incolore, il n'en possédait aucun des caractères chimiques, ainsi que Cruveilhier l'avait déjà déclaré (4) en parlant d'un cas (ïhydropisie delà vésicule. La bile, longtemps retenue, se résorbe et un licfuide séro-muqueux, sécrété par les parois, jn'eiid sa phicc. (Jiiand une semblable accumulation s'cllccliio dans la vésiciilo, ou a coutume de la désigner sous le nom (Ylnjdroplsic. dn la vésicule [hydropisis fellca). Sous le nom (['/n/dntpisic des voies bUlaireSyOW désignerait, d'une faron génTMalo, les i^as (n'i ces voies renferment un liquide séro-mu(ïuoux pour les distinguer de ceux où, au contraire, elles renfermenl de la bile irirulore.
(\) Faiiconneau-Dufrcsr.e. — La bile et ses maladies. In Mém. deCAcad. de Méd., 1847.
(2) Voir entre autres: Moxon. - Patholotjiml Society, 18T0^ t. xxiv
3) Frerichs, loc cit.
(4) Atlas d'anat. pat/iolotjique, 20<> livraison, pi. iv.
NBUVIÈMB LEÇON
Des altérations de la bile {suite), — Fonctions désassimilatrices du foie. — Relations entre les altérations du foie et les modifications du taux de Turée.
Sommaire. — AIlératioDS de la bile : sucre, urée, acide urique ; — cuivre, plomb, zinCy etc. — Des médicaments qui passent dans la bile ; — du calomel; — albuminocholie. — Altérations dues à la présence de corps figurés : vibrions, cylindres fibrineux et épilbéliaux.
Inflaence des lésions hépatiques sur la production de l'urée. — Fonction désassimilatriceda foie. — Historique : rechcrckcs de Prévost et Dumas, Bouchardat, Parkes, Murchison, Meissner, Brouardel, Fouilhoux.
Cas dans lesquels il y a augmentation du chiffre de Turée. — Cas dans lesquels il y a diminution du taux de Turée.
Messieurs,
En terminant la dernière leçon, je vous parlais d'un s^ond groupe à' cdtéi'alions de la bile, caractérisées par la présence dans ce liquide de substances qui sont étrangères à sa constitution normale. Les intoxications, les maladies dans lesquelles il y a une altération de la crase du sang, fournissent de nombreux exemples appartenant à cette catégorie. Sur cet
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