CIRRHOSE ; DIMINUTION DE L'URÉE
précis et sufTisament nombreux pour permettre d'établir comme une règle que le taux de l'urée des 24 heures est toujours diminué d'une façon très notât le, dans les cas de cirrhose un peu avancée. En outre des observations de M. Murchison, nous pouvons signaler par exemple : 1" Un cas de M. Hirne, consigné dans sa thèse par M. Fouilhoux(1874): l'urée est descendue à 10 ou 12 gr. et même à 5 ou 6 grammes; 2° un groupe important de six observations recueillies par M. Brouardel et possédant, par conséquent, en ce quia trait particulièrement à la détermination clinique et nécroscopique, toutes les garanties désirables. Il s'agit, dans tous ces cas, de la cirrhose atrophique, observée dans la période de Tascite. L'urée des 24 heures, chez les malades, n*a jamais dépassé 9 grammes; elle n'a atteint ce chiffre qu'une fois. Souvent, elle est descendue à 3 grammes et une fois à 1 gr. 88.
Ainsi que cela pouvait être aisément prévu, le taux de l'urée diminue également dans la cirrhose hypertrophique. C'est ce que démontre une observation relatée dans la thèse de M. Hanot. Dans cette observation qui a été prise dans le service de M. Bucquoy, l'analyse de Turine a été faite par M. Byasson. Le chiffre de l'urée, dans les 24 heures, a oscillé entre 4 et 9 grammes.
b) Dans une seconde calégorie, je placerai les cas de destruction partielle lente d'une grande partie du parenchyme hépatique. Je citerai une observation de Vogel (1) qui, bien qu'elle soit ancienne, n'en est pas moins intéressante. Le malade était alÎL^cté d'un cancer qui avait envahi la presque totalité du foie. Les chifl'res de l'urée des 24 heures ont été de 6, 7 et 8 grammes.
Je signalerai encore un cas de kyste du foie ayant fait disparaître la majeure partie du lobe droit et l'ayant réduit à une sorte de coque mince. Cette observation, insérée dans la thèse de M. Fouilhoux, appartient à M. Hirne. Le taux de l'urée a toujours été au-dessous de la normale et quelquefois très bas.
(1) Citée dans le mémoire de Meissncp {Loc, cit.).