‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890Chapitre 43 sur 68 · VOIES LATENTES · texte numérisé non relu

VOIES LATENTES

parties du système porte et le système veineux général. On peut dire, en effet, très sommairement, que c'est par Tinlermédiaire de ces voies naturelles que s'effectue, dansTimmense majorité des cas, la circulation collatérale.

Il ne faut pasignorerpourtantque, quelquefois, rétablissement supplémentaire 8*opère par des voies pathologiques. A titre d'exemple, nous citerons les adhérences qui se font entre le foie et le diaphragme. Des néo-membranes vasculaires font adhérer les deux organes. Les membranes diaphragmatiques reçoivent du sang des vaisseaux diaphragmatiques, branches appartenant au système de la veine cave ; les néomembranes hépatiques, au contraire, reçoivent le sang de la veine porte par la voie des veines capsulaires, entre autres, et de cette façon les deux systèmes sont mis en communication. C'est à Kiernan que nous devons la démonstration de ce fait qui est rare et, d'ailleurs, le rétablissement de la circulation par cette voie est peu efficace.

Il n'en est pas de même, je le répèle, du rétablissement de la circulation qui s'effectue par les voies naturelles. C'est ici le lieu de faire remarquer que le système veineux porte, ainsi que l'anatomie le démontre, n'est pas isolé, comme on le dit quelquefois, schématiquement, de la circulation veineuse générale. Il s'y rattache, au contraire, par des voies multiples et dans des directions très diverses. Mais la description de ces voies de communication, de beaucoup d'entre elles au moins, est le plus souvent négligée par l'anatomie descriptive ordinaire, parce qu'elles se font par des vaisseaux de petit diamètre et qu'elles sont sans importance physiologique. Mais ces voies latentes^ s'il est possible de s'exprimer de la sorte, peuvent, ainsi que nous allons le voir, prendre un grand développement et acquérir, dans l'élat pathologique, une importance capitale. C'est M. le professeur Sappey, je me plais à le déclarer tout d'abord, qui a fixé et développé nos connaissances à cet égard. Nous ne possédions que des notions très confuses et très imparfaites jusqu'au moment où a paru son travail présenté à V Académie de médecine et intitulé : Recherches sur unpoint d'anatomie pathologique relatif à Vhistoire de la cirrhose. Il fut suivi d'un rapport intéressant de M. le professeur Robin .

l'ascilefaisail défaut. Uneulcération del'œsophage, auni^'ean des varices, donna lieu à une hémorrafjie mortelle.

2" Si l'on en croit les auteurs, loin d'être rare, la dilatation pathologique des branches d'origine les plus éloignées de la mésentériiiuc inférieure serait, au contraire, fréquente. On sait que, au niveau du rectum, le système porte est relié au système h y po gastrique, qui appartient à la veine cave inférieure. La relation s'effectue par un système de vaisseaux qui établissent une communication entre les hémorrhoïdales supérieures, branches de la mésaraïque inférieure et leshémorroïdales inférieures, branches de la honteuse interne qui sont elles-mêmes des divisions de l'hypogastrique.

Cruveilhier estime que ces communications se font largement. Ce serait en quelque sorte, au dire de la plupart des

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