I. LES OIES DU FRÈRE PHILIPPE
ROUYBLLB TI&SB DE BOGCACE.
Je dob trop au beau sexe, il me fait trop d'honneur De Ure ces récits , si tant est qu'il les lise. Ponitinoi non? c'est asses qu'il eondaume en ton oœnr
Celles qui font quelque sottise.
Ne peut-il pas , sans qu'il le dise ,
* Bnçêr signifie emplir, prodnire. créer, former.
* De petit! Maicu.
Rire sous cape de ces tom^ ,
Quelque aventure qu'il y trouve?
S'ils sont faux , ce sont vains discours ;
S'ils sont vrais , il les désapprouve.
Irait-il après tout s'alarmer sans nûson
Pour un peu de plaisanterie ?
Je craindrais bien {dutôt que la cajolerie
Ne mit le feu dans la maison.
Chassez les soupirants , belles , souffrez mon livre ;
Je réponds de vous corps pour corps.
Mais pourquoi les chasser? Ne saurait-on bien vivre
Qn*on ne s'enferme avec les morts?
Le monde ne vous connaît guères , S'il croit que les faveurs sont chez vous fiunilières :
Non pas que les heureux amants
Soient ni phénix ni corbeaux blancs ;
Aussi ne sont-ce fourmilières.
Ce que mon livre en dit doit passer pour diansons. J'ai servi des beautés de toutes lès façons :
Qu'ai-je gagné ? très-peu de chose ; Rien. Je m'aviserais sur le tard ■ d'être cause . Que la mmndre de vous commit le moindre mal ! Contons , mais contons bien , c'est le point principal, C'est tout ; à cela près , censeurs , je vous conseille De dormir comme moi sur l'tme et l'autre oreille.
Censurez , tant qu'il vous plaira ,
Méchants vers et phrases méchantes :
Mais pour bons tours , laissez-les là ,
Ce sont choses indifférentes ;
Je n'y vois rien de périlleux.
Les mères , les maris , me prendront aux cheveux
Pour dix ou douze contes bleus I
Voyez un peu la belle affaire 1 Ce que je n'ai pas fait , mon livre irait le fhire I Beau sexe , vous pouvez le lire en sûreté.
Mais je voudrais m'étre acquitté
De cette grâce par avance * .
Que puis-je fkire en récompense ?
Un conte on l'on va voir vos appas tri(»npher : Nulle précaution ne les put étouffer.
Vous auriez surpassé le printemps et l'aurore Dans l'esprit d'un garçon, si, dèssesjeonesans, Outre l'édat des deux et les beautés des champs,
D eût vu les vôtres encore.
Aussi , dès qu'il les vit, il en ^ntit les coups, Vous surpassâtes tout : il n'eut d'yeux que pour vous ; Il laissa les palais : enfin votre pers(mne
* La Fontaine avait près de cinquante ant lonqn'il publia et troiiiéme lirre de tei contea.
* C'ett-iHUre.Je Toadrais par avance m'étie acquitté de ia grâce qoe me fera le Iwaa aeie de «Miflirir non livre cl da le lire.