‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 135 sur 723 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

(Test lemcyen d'étouffer oette affidre.

U est écrit qa'à nul 'û ne'fout faire Ce qu'on ne Teot à soî-iiiéine être fiùt. Nous ne devons quitter ce cabinet Que bîea à point , et tantôt, quand cet homme Etant an lit {irendni son premier somme. Sekm mon sens , c'est le meilleur parti* A tard Tiendrait aussi bien la querelle. Ifétes-Toos pas oocu plus d'à demi?

Madame Aiis au £ût a consenti :

Gda suffit ; le reste est bagatelle.

L'époux goûta quelque peu ces raisons.

Sa fiemme fit quelque peu de fiiçons, rTajant le temps d'en faire davantage.

Et puis?... Et puis, comme personne sage f Elle remit sa coiffure en état. ' On n'eût jamais soupçonné ce ménage , Sans qu'il restait un certain incarnat Dessus son teint : mais c'était peu de chose; Dame fleurette en pouvait être cause.

L'une pourtant des tireuses de vin De loi sourire au retour ne ^t faute ; Ce ftat la peintre '. On se remit en train; On releva grillades et festin :

On bot encore à la santé de l'hdte, Etde lliôtesse , et de celle des trois Qui la première aurait quelque aventure.

1« Tîn manqua pour la seconde fois.

Lhôtesse , adroite et fine créature , Soutient toujours qu'il revient des esprits Chez les voisins. Ainsi madame Alis Servit d'escorte. Entendez que la dame Pour l^antre emploi inclinait en son âme : Mais on remmène ; et , par ce moyen-là , De faction Simonette diangea.

Celle-ci foit d'abord plus la sévère , Veut smvTt l'autre , ou feint le vouloir flîdre ; Mais , se sentant par le peintre tirer, Elle demeure, étant trop ménagère Pour se laisser son habit déchirer.

L'époux , voyant quel train prenait l'aflaire , Voulut sortir. L'autre loi dit : Tout doux I Noos ne voulons sur vous nul avantage.

Cest bien raison que messer coeuage Sor son état vous couche ainsi que nous : Scmmes4ious pas compagnons de fortune ?

Puisque le peintre en a caressé l'une, L'autre doitsuivre.n faut, hongre, mal gré, Qo'eile entre en danse; et, s'il est nécessaire, Jem'ofEriraide lui tenir lepied :

Vouliez ou non , elle aura son affeire. Elle l'eut donc ; notre peintre y pourvut Tout de son mieux : aussi le vahdt-elle. Cette dernière eut ce qu^il lui fiillot ; On en donna le loisir à la belle.

Quand le vin ftit de retour , on oonclut

Qu'il ne fallait s'attabler davantage.

D était tard ; et le peintre avait ftit

Pour ce jour-là suffisamment d'ouvrage.

On dit bonsoir. Le drdie satisfit

Se met au lit : nos gens sortent de cage.

L'hôtesse alla tirer du cabinet

Les regardants , honteux , mal contents d*e\\e ,

Cocus de plu4. Le pis de leur méchef

Fut qu'aucun d'eux ne put venir à dief '

De son dessein, ni rendre à la donzelle

Ce qu'elle avait à leurs femmes prêté :

Par conséquent c'est fait, j'ai tout conté.

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