NODVELLE TIRÉE DE BOCCA£S
Je me souviens d'avoir damné jadis
L'amant avare; et je. ne m'en dédis.
Si la raison des contraires est bonne.
Le libéral doit être en paradis :
Je m'en rapporte à messieurs de Sorbonne.
n était donc autrefois un amant Qui dans Florence aima certaine fenmie.
CoDunent aimer I c^était si follement Que, ponr lui plaire , il eût vendu son ftme. S'agissait-il de divertir la dame , A pleines mains il vous jetut l'argent : Sachant très^bien qu'en amour, comme en guerre, On ne doit plaindre un métal qui foit tout : Renverse murs, jette portes par terre ; N'entreprend rien dont il ne vienne à bout; Fait taire chiens , et quand il veut, servantes ; Et , quand il veut, les rend plus éloquentes Que Cicéron , et mieux persuadantes; Bref, ne voudrait avoir laissé debout Aucune place , et tant forte fût^e. ,
. Si ' laissa-t-il sur ses pieds notre belle. Elle tuit bon ; Fédéric échoua Près de ce roc , et le nez s'y cassa; Sans fruit aucun vendit et fricassa Tout son avoir; comme Ton pourrait dire Belles comtés \ beaux marquisats de Dieu, Qu'il possédait en plus et plus d^un lieu. Avant qu'aimer, on l'appelait messire A longue queue ; enfin, grâce à l'amour , n ne fut plus que messire tout court.
Rien ne resta qu'une ferme an pauvre homme. Et peu d'amis , même amis Dieu sait comme. Le plus zélé de tous se contenta , Comme chacun , de dire : C'est dommage.
< Le traité, U oonfenHoo. la proneaMb * De rarmée.
"Poartant
4 Comté était aatrefois Mmlnin» et eat rertë ainsi dam le no* d'une de nos ancienne! piovincei, la FrancheOmté.