LIVRE V
Bref, en état de ne lui point manquer.
Héine on ^^fia d*œil quHl pat bien remarquer
L'en assura. Les amis disputèrent
Toodiant le pas ^ et longtemps contestèrent.
L'époox ne ÙL Thonnear de la maison,
Tel compliment n'étant là de saison.
A trois beaux dés , pour le mieux , ils réglèrent.
Le pfécorsear , ainsi que de raison ,
Ce Alt Tami. L'nn et Taulre s'enferme
Dans cette cave , attendant de pied ferme
Madame Alix , qui ne vient nullement.
Trop bien la dame , en son lieu s'en vint faire
Tout doucement le signal nécessaire.
On ouvre, on entre, et sans retardement,
Sans lui donner le temps de reconnaître.
Ged , cela , Terreur , le changement ,
La diflërence enfin qui pouvait être
Entre Tépoux et son associé , .
Avant qu'il pût aucun change paraître ,
Au dieu d'Amour il fut sacrifié.
L'heureux ami n'eut pas toute la joie
Qu'il aurait eue en connaissant sa proie.
La dame avait un peu plus de beauté ;
Outre qu'il fout compter la qualité.
A peine fût cette scène achevée ,
Que l'autre acteur , par sa prompte arrivée,
Jette la dame en quelque étonnement ;
Car, comme époux , comme Clidamant même ,
n ne montrait toujours si fréquemment
De cette ardeur l'emportement extrême.
On imputa cet excès de fureur
A la soubrette , et la dame en son cœur
Se proposa d'en dire sa pensée.
La fête étant de la sorte passée , Da noir séjour ils n'eurent qu^à sortir. L'assodé des frais et du plaisir S*en court * en haut en certain vestibule : Mais quand l'époux vit sa femme monter , Et qu'elle eut vu l'ami se présenter , On peut juger quel soupçon , quel scrupule , Quelle surprise, eurent les pauvres gens; Ni l'un ni l'autre ils n'avaient eu le temps Décomposer leur mine et leur visage.
L'époux vit bien qu'il fallait être sage ; Mais sa moitié pensa tout découvrir.
J'ensuis surpris ; la plus sotte à mentir Est très-habile, et sait cette science.
Aocans ' ont dit qu^Alix fit conscience De n'avoir pas mieux gagné son argent , Plaignant l'époux , et le dédommageant , Et Toulant bien mettre tout sur son compte ;
* 9m n promptemeat eo baot* ' Qndqiiet-uiii.
Tout cela n'est que pour rendre le conte Un pey meilleur. J'ai vu les gens mouvoir Deux questions : l'une , c'est à savoir Si l'époux fut du nombre des confrères, A mon avis n'a point de fondement , Puisque la dame et Tami nullement Ne prétendaient vaquer à ces mystères.
L'autre point est touchant le talion ; Et l'on demande en cette occasion Si , pour user d'une juste vengeance.
Prétendre erreur et cause d'ignorance A cette dame aurait été permis.
Bien que ce soit assez là mon avis , La dame fût toujours inconsolable.
Dieu gard de mal celles qu'en cas semblable
Il ne faudrait nullement consoler 1
J'en connais bien qui n'en feraient que rire :
De celles-là je n'ose plus parler ,
Et je ne vois rien des autres à dire.