GL7MÈNE
Là , vous dis-je.
Vorez qoTil i de mal ! Sa maltresse l'oblige i s'asse<nr sur un lit : quelle peine pour lui ! SaTe^TOlls ce que c'est? je veux rire aujourd'hui. Point de discours plaintifs : bannissez Je vous prie, Ces soopirs à la voix du sommeil ennemie ; Tôuoignez, s'il se peut , votre amour autrement. Vas que f eut cette main , qtu s'en vient bnuqaement?
ACATfTHE.
Cest pour vous obéir , et témoigner mon zèle.
CLTMÈNB,
l*obéissance en est tm peu trop ponctuelle ; Noos TOUS en dispensons : Acanthe , soyez coi. Si bien donc que votre âme est tout en feu pour moi?
ACANTHE
Tootenfèo.
CLTMÈNE.
Vous n'avez ni cesse ni relâche ?
ACANTHE
Attcone.
CLTMENE.
Toujours pleurs, soupirs comme â la tâche?
ACANTHE
Toujours soupirs et pleurs.
CLTMÈNE.
J'en yeux avoir pitié.
Allez , je vous promets...
ACANTHE
Et quoi?
CLTMÈNE.
De l'amitié.
ACANTHE
Ah ! madame , faut-il railler d'un misérable?
CLTMÈNE.
Vous reprenez toujours votre ton lamentable. Oui , je vous veux aimer d'amitié malgré vous ; Mais si sensiblement , que je n'aie , entre nous j De là jusqu'à Tamour rien qu'un seul pas à £ûre.
ACANTHE
Etqtiand le ferez-vous ce pas si nécessaire?
" CLTMÈNE.
Jamais.
ACANTHE
Reprenez donc l'offre de votre cœur.
CLTMÈNE.
Vous en aurez regret ; il a de la douceur. Vous feriez beaucoup mieux d'éprouver ses largesses. Je baise mes amis , je leur fais cent caresses : A l'égard des amants , tout leur est refusé.
ACANTHE
Je ne veux pomt du tout , madame , être baisé. Vous riez
CLTMÈNE.
Le moyen de s'empéeher de rire 1 On veut baiser Acanthe ; Acanthe se retire.
ACANTHE
Et le pourriez-vous.voir traiter de son amour Pour un simple baiser, souvent froid, toujours court?
CLTMÈNE.
On redouble en ce cas.
ACANTHE
Oui , d'autres que Glymène.
CLTMÈNE.
Êprouvez-le.
ACANTHE
De quoi vous mettez-vous en peine?
CLTMÈNE.
Moi? de rien.
ACANTHE
Cependant je vois qu^en votre esprit Le refus de vos dons jette un secret dépit.
CLTMÈNE.
n est vrai , ce refus n'est pas fort à ma gloire. Dédaigner mes«baisers I cela se peut-il croire ? ' Acantlie, je le vois , n'est pas fin à demi : Il devait aujourd'hui promettre d'être ami ;
CCYMÈNÉ.
Demain il eût repris son prtmier personnage.
ACANTHB.
Et Glymène aanit pa souffrir ce badinage ? Un baiser n'aurait pas irrité ses esprits?
CLYMÈlfE.
Qu'importe? L'on s'apaise , et c'est autant de pris. Vous en pourriez déjà compter une douzaine.
ACANTHE
Madame y c*en est trop : à quoi bon tant de peine? Pour douze d'amitié donnez-m'en im d'amour.
CLTMlklfE.
C'est perdre doublement ; je le rendrais trop court.
ACANTHE
Mais , madame , voyons.
CLTMÈNE.
Mais, Acantbe, tous disje, L'amitié seulement à ces>fiiYeurs m'oblige.
ACANTHE
Eh bienl je consens d'être ami pour un moment.
CLTUÈNE.
Sous la peau de Tami , je craindrais que l'amant Ne demeurât cadié pendant tout le mystère. L'heure sonne ^ il est tard ; n'avez-rous point aflkire?
ACANTHE
Non i et quand j'en aurais , ces moments sont trop dom.
GI.T1IÈNE.
Je me veux habiller ; adieu , retiraz-vons.
APOLLON
Vous finissez bientôt I