CLIO
D'aujourd'hui pensez-vous qu'il réponde?
Quand une rêverie agréable et profonde Occupe son esprilr, on a beau lui parler.
ÉRATO.
Quand je m'enrhumerais à force d'appeler , Si fiiut-ii qu'il entende. Acanthe f
AGANTHB.
Qui m'ai^Ue?
lÎRATO. >
C'est votre bonne amie Erato.
ACANTHE
Que veut-elle?
ÉRATO.
Vous le saurez ; venez.
ACANTHE
Dieux ! je vois Apollon.
Sire , pardonnez-moi ; dans le sacré vallon Je ne vous croyais pas.
APOLLON
Levez-vous , et nous dites
GLYMÊNE.
Quelles tout ces fttreiiiB , soit grandes oo petites, Dont le fils de Vénosapayé vos toonnents.
ÂCARTHIE.
Sire , pour obéir à tos eommandements , Hier aa soir je troayai T Amour près du Parnasse : Je pense qn'U suivait quelque nymphe à la trace. D'aussi loin qu'il me vit : Acanthe, approdiez-vous , Cria-t-il. J'obéis. Il me dit d'un ton doux : Vos vers ont fait valoir mon nom et ma poissance; Yousne diantez que moi : je veux, pour récompense, Dès demain, sans manquer , obtenir du destin Qu'il vous fasse trouver Clymène le matin Dans son lit endormie , ayant la goiige nue , Et certaine beauté que depuis peu j'ai vue , Sans dire quelle elle est ; il suffit que Toidroit M'a fort plu : vous verrez si c'est à juste droit : Vous êtes connaisseur. Au reste , en habile homme Usez de la fHvenr que vous fera le somme. C'est k vous de baiser ou labouche ou lesein. Ou cette autne beauté : même j'ai Ikit dessein D'en parler à Morphée, afin qu'il vous procure Assez de temps pour mettre à profit l'aventure. Vous ne pourrez baiser qu'un des trois seulement : Ou le sein, ou la bouche , ou cet endroit charmant.
iaATO.
Ne nous le nommez pas , afin que je devine.
ACANTHE
Je vous le donne en deux.