RAGOTIN, ACTE IV, SCÈNE III
Il «t TTii que jadis , respectant leurs ouvrages , 1
Le eœor était touché de leurs doctes images ;
Les mes passions s'y Causaient admirer )
On était assez sot pour y venir pleurer.
Hais les temps ont changé. La triste tragédie ,
Pour plaire maintenant , en force travestie ,
Des jolis quolibets , et des propos bouffons ,
Nfère Tagrément à ses graves leçons :
Elle va ramasser dans les ruisseaux des halles
Les boosmota des. courtauds , les pointes tiîviales ,
Dont au bout du Pont-Neuf, au son du tambourin ,
Monté sur deax tréteaux , Tillustre Tabarin
Amusait autrefois et la nymphe et le gonze
De la cour de miracle et du Cheval de Bronze.
Voilà le Téritable aûnant des beaux esprits ;
Voilà , messieurs , aussi le chemin que j'ai pris.
Antoine et Cléopâtre à vos yeux vont paraître ,
Noo pas tds qu'ils étaient, mais comme ils derraient être,
Hais telsqu'Û fout qu'ils soient pour captiver les cœurs
ht la main des fripiers vêtus en bateleurs ;
VoDS a? ei bieo, messieurs.. . Mais j'entends qu'ons'avance.
Hcsdeors , un petit air avant que Ton commence.
( Le> Tioloiis Jouent ; et , les violons jooant , lin messieurs prennent place. )