SCÈNE XIX
AN^UfE, M. TOBIE, LÉLIE, LUCINDE, FERRETTE, JOSSEUN, THIBAUT, BERTRAND.
BERTRAND , OfTéfaiif Lélie, Ce n'est pas par là, tous disje.
LÉLIE
Non,noD, Uûsse-moi... Mais qne Tois-je? Ah I c'est ce que je cherche... Oui , mon père , les voilà. Soaffrei que je les emmène à ma chambre; je vous pramels de' n'en sortir Jamais.
ANSBLMB.
Où mis-je? que T<^je ? qu'entends-je ?
LÉLIB.
Ahtmonpère, n'allez pas gronder , de peur de les efl^roudier encore.
ANSBLMB.
Cen est ftdt; la destinée et la nature sont plus fortes que mes raisonnements. Votre seule présence lui en a plus appris en un moment que je ne lui en avais caché peiidant seize années.
JOSSBUN.
Gela est admirable.
ANSBLMB.
Je commence moi-même à me rendre à la raison, et je vais dianger de manière.
M. TOBDS.
Qn'estrce qne tout ced ?
ANSBLMB*
Vouslesanrez, monsienr. En attendant qu'on vous
l'apprenne, je vous dirai seulement que m<m fils a beaucoup de noblesse et plus de bien, et qull ne tiendra qu'à vous d'unir sa destinée à celle de mêàbmoiselle votre fille.
M. TOBIB.
Volontiers. J'en serai ravi ; et cela fera qirager ma fenmie^
LÉLIE
Je ne comprends rien à tous ces discours. Que veulent-ils dire , monsieur Josselin 7
JOSSBLIN.
Cette belle vous l'apprendra.
ANSELME
Oui, mon fils, je vous la donne en mariage.
s LÉLIB.
En mariage ? cela signifie-t-il qu'elle demeurera toujours aTcc moi, mon père?
ANSBLMB.
Oui, mon fils.
LÉLIB, embrassant son ptrê.
Quelle joie! Ah,numpèrelquejeTousai d*obligatiiml
JOSSBLIN.
Jamais le petit flipon ne l'a embrassé si flbrt.
THIBAUT
Pargué 1 Parrette , tout cela est drôle.
FEBRBTTB.
Oui, tout cela est bel et bon; mais cette chieime de coupe , que deviendra-t-elle ? Qu'il n'en soit plus parlé; car, quoique je ne craigmons rien, je n'en dormirions point en repos , voyez*vous.
ANSELME
Qu'elle ne tous inquiète point; je la briserai en Totre présence.
JOSSBLIN.
Quelqu'un Teut-il foire essai de la coupe ? qu'il se dépèche A Mais , franchement , je ne consdlle à personne d'y boire: et l'exemple du paysan est, surma foi , le meillenr à suivre.
nN DE LA COUPE ENCHANTEE.