‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 556 sur 723 · LA CAPTIVITÉ DE SAINT MALC. POËME · texte numérisé non relu

LA CAPTIVITÉ DE SAINT MALC. POËME

De leur mensonge saint Toffense se répare. Cet hymen se dissout. La dame entre en un lieo Où cent vierges ont pris pour époux le vrai Diea.

Dans un doitre éloigné Maie s'occupe au silence;

Et s'il n'allait parfois régler la violence

Dont la chaste recluse embrasse Toraison ,

Sa retraite pourrait s'appeler sa prison.

11 y vit dans les pleurs , nectar de pénitence ;

C'est le seul dont ses vœux demandent l'abondance.

Plus ange que mortel , il se prive des biens

Qui sont de notre corps agréables soutiens.

Ce jeûne rigoureux n'accourcit point sa vie.

Des deux flambeaux du ciel la course entre-suivie

A longtemps ramené la peine et Icrepos ,

Le repos aux humains , la peine au saint héros,

Sans qu'il semble approcher du tenne de sa course.

De son zèle fervent l'inépuisable source

•Fomente la chaleur qui retarde sa mort :

Près d'un siècle d'hivers n'a pa l'éteindre encor.

Jérdme en est témoin, ce grand saint dont la plume Des fidts du Dieu vivant expliqua le volume \ n vit Haie , il apprit ces merveilles de lui*;

4 Saint JérAme a tndatt la BlUe de Itiébrea en lattn. c*eit wtte verthm qui a été oomacrée par le concile de Trente aoos le nom de FfUgaU, Il a en outre compote dei commentaire! ■or le Noovem Tertament

> Saint Jérôme dit avoir, entendu le rédt de. celte aventure de la boacbe même de Malc. dans un petit bourg de Syrie nommé Maronie , à trente miileB d'Antioche. Yojei D. Hii- BONTMi Sp^Hoiœ ieleetœ , lib. II! , epirt. m , de Yita MALcait MpCipi monocM.

Et mes légers accords les chantent aujonrdlnd. Qui voudra les savoir d^une bouche plus digne Lise chez d'Andîlly cette aventure insigne '. Jérôme l'écrivait lorsque le peq»le franc Du boiAenr des Romains arrêtait le torrent*.

Je la dianteen un temps où sur tous les moDarqnei Louis de sa valeur donne d'Qlustres marques ' , Cependant qu'à Tenvl sa rare piété Fait au sein de Ferreur régner la vérité. Prince , qui par son choix remis le culte aux temples , Qui t'acquis cet honneur par tes pieux exemples, Et que le haut savoir, le sang , et la vertu, Ont dès tes jeunes ans de pourpre revêtu^, Je t^otfre ce rédt , bible ftîiit de mes veilles : Biais s'il Ikut que nos dons égalent tes merveiilei, Quel Homère osera placer devant ses vers Ton nom, digne de vivre autant que l'univen?

4 Arnauld d'AndOlj a donné une traduction de la lettre de •aînt Jérôme dans lei FUt des aaints pères des déterU d (U gueiques sakUs. Vofei In CEmmres diverses de U. Arwasli d'4ndilly, in-foL» 1675, t II, p. 48S à 190.

> Saint Jérôme a déploré en proee éloquente la ftmatn effets des invasions des Francs«et'des antres natkms de butarei qui de son tempsidérastaient Tempire romain. Vo|a dani m œuvres. edU, ParisUs ên-folio, t. IT, p. VIS, EjpUM, ad ÀgenukUm, Cette épitre est de l'an 400.

• Ce poème parut en IS7S, et rannée précédenle Lads XIT avait fiit la conquête de la HoUande.

* Lorsque le duc d'Albret eut été nommé, canHoal, fl étilt si Jeune que dans le monde on rappelait par décirion VmftU rouge.

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