FIN DE LA CAPTIVITÉ DE SAIKF MAL
LE QUINQUINA
POËME. — 1682
AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR
Loob XIV ifait ÎMdieté en 1679 , du dieralier Talbot, Anglaii , la secret d'an remède ponr la guérison des flèfra, qoi n'était que le quinquina direnement préparé. lUI^ les preofes réitérées de refflcaelté de eespédficine, plosieiirt médecins se refusaient à l'employer, et trailiieot de charlatans ceux qui en faisaient usage. DîTcrs éorita pamrentpour et contre le quinquina. La duchesse de Bouillon, qui aTait épousé, avec la chaleur qu'elle mettait en toutes choses, la cause de cette écorce salutaire, désin qoe la muse populaire de la Fontaine en préconisât les vcrtna. Il ne put résister à ses faistances, et il composa •oo poème sur le quinquina. D^à d'autres poètes araient cOAté la prévoyance et la générosité de Louis XIV, qui, Doo content d'avoir magnifiquement récompensé l'étranger qui fad avait donné le secret de la préparation du quinquina, en avait fait acheter à Lisbonne et à Cadix une quantité considérable pour les hôpitaux de son royaume. Mancment de Mésange avait composé sur ce sujet on I au roi, auquel il dit z
ches nous etuseot fiiit découvrir une fraduoUon latine de ce même traité, avec le nom de son auteur. Elle est imprimée dans le Zodiucus . Medico-Go/iicus , quatriènse édition, in-4% 4682, p. 61 ; et intitulée, IVoctatus dt febrium curatUmeper taum quinqtiinœ» auctore Mongiuot. Dans nos notes , nous avons jugé utile de bire le rapprochement de ce traité, et d'autres de la même époque, avec le poème de la Fontaine. ?(0U8 avons aussi fait usage, pour éclaircir plusieurs passages obscurs, d'un travail que le docteur Breschetabien voulu, d'après nohre invitation^ enfapeprendre sur ce poème.
Ton bias anné d'un foudre «44 semé retBroi, D'un mot tu catanes tout, et Ui bonté préfère Le favorable nom dsLproCecteur, de pèce, ▲ux titres glorieux de conquérant, de roL
Cest peu pour ta vertu qn'utte.eMre si beUe Brave des temps Jaloux Tattehite criminelle Et se voie en tous lieux ériger des autels t
D<ià vataïqoenr du Styx et du sombre monarque. Tu viens pour nous encore anéantir la parque , Bt tu veux qu'avec toi nous soyons immorteb.
Noos avons donné , dans notre Histoire de la oie ef des amvnçetde ia Fontaine, des détails sur hi découverte du fttinfitiiia , et sur le volume de la Fontaine qui renferme le poème consacré à la louange de ce puissant spécifique. Nous y renvoyons les lecteurs qui désireraient sur ce sujet de pins amples édaUrdssements.
IVous remarquerons seulement id que la Fontaine s*est aervi principalônent , pour la composition de son poème, du traité d'un médecin de ses amis, intitulé De to guérison des fièvres par le çuin^uiaa. Ce traité eut une grande ▼ogne, et il s'en fit en peu d'années cinq éditions, savoir: uneà Lyon en i679,etqnatre à Paris en f680, i68f , 4685 et 1688. Comme elles parurent toutes sous le voile de l'anonyme, le nom de l'auteur , malgré une si grande pubUdté, était resté inconnu, jusqu'à ce que nos recher-
LE QUINQUINA
POEME