VI. — TRADUCTION PARAPHRASEE
DE Lk PROSE Dies irœ.
mi.
Dieu détruira le siède au jour de sa fureur. Un vaste embrasement sera l'avant-coureur ; Des suites du péché long et juste salaire , Le feu ravagera l'univers à son tour.
Terre et deux passeront; et ce temps de colère Pour la dernière fois fera naître le jour.
Cette dernière aurore éveillera les morts :
L'ange rassemblera les débris de nos corps ;
n les ira dterau fond de leur asile.
Au bruit de la trompette , en tous lieux dispersé ,
Toute gent accourra. David et la Sibylle
Ont prévu ce grand jour, et nous l'ont annoncé.
De quel frémissement nous nous verrons saisis I Qui se croira pour lors du nombre des dioisis ? Le registre des cœurs , une exacte balance , Paraîtront aux côtés d'un juge rigoureux. Les tombeaux s'ouvriront; et leur triste silence Aura bientôt feit place aux cris des malheureux.
La nature et la mort, pleines d'étonaement,
Verront avec effroi sortir du monument
Ceux que dès son berceau le monde aura vu ' vivre.
' Vil. Presque txwtes let éditioos modemei portent: Ceai que dèi WB berteia le monde rara nu rlTre.
Hab c'est une correctfon des éditcnn , fondée sur une rtgle dei grammairiens qui souffre beaucoup de difficultés. BUe n'éU:t nullement reconnue au siècle de Louis XI V; et à l'aiipui de
ODES
Us nMwts de toos les temps demeareront sarpris En lisant leurs secrets aux annales d'un iivre Où même leurs pensers se trouveront écrits.
Toot sera révélé par ce livre fatal ; Rien d'impuni. Le juge y assis au tribunal , Marquera sur son front sa volonté suprême. Qoiprierai-je enoejour d'être mon défenseur? Senhce quelque juste ? Il craindra pour lui-même , Et cherdiera Tappui de quelque intercesseur.
Roi , qui fids tout trembler devant ta majesté , Qd sauves les élus par ta seule bonté, Source d'actes bénins et remplis de clémence , Soaviens-tei que pour moi tu descendis des deux ; Pour moi te dépouillant de ton pouvoir immense , Gomme un simple mortel tu parus à nos yeux.
Teos part à ton passage : en perdras-tu le fruit ? Veux-tu me condamner à Tétemelle nuit , Moi , pour qui ta bonté 6t cet effort insigne ? Tu ne t'es reposé que las de me chercher ; Tu n*as souffert la croix que pour me rendre digne D'un bonheur qui me puisse à toi-même attacher.
Tu pourrais aisément me perdre et te venger. Ne le fais point , Seigneur ; viens plutôt soulager Le faix sous qui je sens que mon âme succombe. Âffiure mon salut dès ce monde incertain ; Empêche malgré moi que mon cœur ne retombe , Et ne te force enfin de retirer ta main.
Avant le jour du compte efface entier le mien. L'illustre pécheresse, en présentant le sien , Se fit remettre tout par son amour extrême; Le larron te priant fut écouté de toi. La prière et Tamour ont un charme suprême. Tu m'as Cuit espérer même grâce pour moi.
Je rou^ , il est vrai , de cet espoir flatteur ; La honte de me voir infidèle et menteur , Ainsi que mon péché , se lit sur mon visage : finsiste toutefob , et n*aurai point cessé Que ta bonté , mettant toute chiise en usage , N'éclate en ma fiaiveur , et ne m'ait exaucé.
cette it^i on aonit dû éviter de citer ce yen de Racine : biHnêiiw d*aaMi loin qo'Jl nou ■ mm panllre.
Cet aemçle pronre prédaérnent contre ceax qui l'allèguent i cvdans l'édition oriiçinale, imprimée da vivant de Bacine chez TrabonUletp 1687, t. II, p. 149, on Ut dans ce vers tu paraître; et le verbe paraître est écrit ainsi pir Racine, par exceptioQ et pour la rime. On doit donc se garder de rétablir ici i'orthograpbe dn aiècle de Louli XIV, et de mettre paroftre, comme dam les éditions de Didot pour le Danpliin, et dans tant d'autres.
Fais qu'on meplaoe à droite , au nombre des brebis; Sépare-moi des boucs réprouvés et maudits. Tu vois mon cœur contrit et mon humble prière : Fais-moi persévérer dans ce juste remords : Je te laisse le som de mon heure dernière ; Ne m'abandonne pas quand j'irai chez les morts.