SERVANT DB DÉDICACE AU RECUEIL DE POÉSIES CHRETIENNES ET DIVERSES
Prince ' chéri du ciel, qui fais voir à la France Les fniits de Tâge mâr joints aux fleurs deTenfonce, CoNTi , dont le mérite , avant-courrier des ans, A des astres bénins épuisé les présents, A 1 abri de ton nom les mânes des Malherbes ^
' Resserré, petit. Suednct ne s'applique qa'andisooun, et est opposé à prolixe; maU cependant on dit lisofémeot et par plaisanterie un repas succinct. c'est-Jk-dire,an repas où il y avait peu de dKMe 4 mander, et qui a duré peu de temps.
* Cette éptire . insérée dans les Œuvres divtrseg , sert de dédicace au Recueil de poésies chrétiennes el dieerses, qui paniten 3 vol. in-12. en f67f isous le nom de la Fontaine, mais qin avait été compilé par Henri-U>uis de Loméoie , comte de Bricnne , pour l'éducation du prince de Couti. Voyei à ce sq|eC \ Histoire de In vie et des ouvrages de Jean de la Fontaine , (loisiÊme édition. 1824, p. 21 1.
■Armand de Bourbou-Conti, mort en \U5»
4 Près du quart du second voiume du recueil se compose de poésies choisies dans Malherbe.
Paraîtront désormais plus grands et plus snpeilies; LesRacans', les Godeaux', auront d'autres attraits; La scène semblera briller de nouveaux traits'; Par ton nom tu rendras ces ouvrages durables. Après mille soleils ils seront agréables. Si le pieux y règne , on n'en a point banni Du profane innocent le mélange infini ^ Pour moi , je n'ai de part en ces dons du Parnasse Qu'à la Taveur de ceux que je suis à la trace. Esope me soutient par ses inventions * ; J'orne de traits légers ses riches fictions : Ma muse cède en tout aux muses favorites Que rOlympe doua de différents mérites *. Cependant à leurs vers je sers d'introducteur. Cette témérité n'est pas sans quelque peur. De ce nouveau recueil je t'offre Tabondanoe , Non point par vanité , mais par obéissance. Ceux qui par leur travail l'ont mis en cet état Te le pouvaient offrir en termes pleins d'éclat ; Mab craignant de sortir de cette paix profonde Qu'ils goûtent en secret loin du bruit et du monde , Ils m'engagent pour eux à le produire au jour, Et me laissent le soin de t'en faire leur cour. Leur main l'eût enrichi d'un plus beau flrontispice : La mienne leur a plu simple et sans artifice. CoNTi , de mon respect sois du moins satisfait. Et regarde le don, non celui qui le fait.