IX. — POUR MIGNON
chien db s. a. r. madame douairière d'orléaks '.
Petit chien , que les destinées Tout fi(é d'heureuses années (
* Les poésies choisies de Eacan sont dans le tome n du re* cueU. p. 90 à IIS. et 400 à 417.
> Lf s poésies choisies de Godeta sont dans le tome 1 du recueil , parmi tes poésies chréUennes, p. 8S7 à S30.
• Il y a plusieurs scènes extraites de CorneiUe et d'autres au«> leurs dans le recueil.
4 Le Pieux, ouïes Pensées chrétiennes, sont rpnftYmécs dans te premier Tdume du recueil. Le Profane innocent , oq les Poésies diverses ^ ooiiiposeot les deux derniers. Il y a des pièces d'un grand nombre d'auteurs.
* La Fontaine lait ici allusion à selxe de ses fables qui se trou* ▼eut inséiées dans ce reoueU. t 111 . p. 354 à 36S.
• Outre Loraénfe de Brienne . qui était retiré à l'Oratoire , Il parait que iNieote el Lanoelot ont IraYaiUé à ce recnail.
T Pour les éclairdssements relatib à cette épitre, il faut consulter VBistoire de la vie et des ouvra ffes de Jean de la Fon* tuine, troisiéiDe édition, IS24. p. 154.
> Marguerite-Louise de Lorraine* seconde ienimt de Gaston d'Orléans : elte devint f eufe en lOOO. et mourut te 3 avril IS7& Voyei dom Calmet, Histoire de Lorraine, t IV, p. 289.
ŒUVRES DIVERSES
Tu sors de mains' dont les appas De toas les sceptres d'icî-bas Ont pensé porter le plus riche * ; Les mains de la maison d'Autriche Leur ont ravi ce doux espoir ' :
Nous ne pouvions que bien échoir.
Tu sors de mains pleines de charmes :
Heureux le dieu de qui les larmes Mériteraient, par leur amour, De s'en voir essuyer un jour !
De ces mains , hôtesses des grâces, Petit chien, en d'autres tu passes Qui n'ont pas eu moUis de beauté , Sans mettre en compte leur bonté.
Elles te font mille caresses :
Tu plais aux dames, aux princesses; Et si la reme t'avait vu, Mignon à la reine aurait plu.
Mignon a la taille mignonne; \ Toute sa petite personne Plaît aux Iris des petits chiens , Ainsi qu'à celles des chrétiens.
Las I qu'ai-je dit qui te (kit plaindre?
Ce mot dlris est-Û à craindbre ?
Petit diien , qu'as-tu? dis-le-moi :
N'es-tu pas plus aise qu'un roi ?
Trois ou quatre jeunes fillettes
Dans leurs manchons aux peaux douillettes
Tout Thiver te tiennent placé:
Puis de madame de Crissé
N'as-tu pas maint dévot sourire^ ?
D'où vient donc que ton cœur soupire ?
Que te feut-il ? un peu d'amour.
Dans un cdté du Luxembourg ,
Je t'apprends qu'Amour craint le suisse ;
Même on lui rend mauvais office
Auprès de la divinité
Qui fait ouvrir l'autre côté *.
— Cela vous est fisiciie à dire ,
( De celles de la fille atnée de la duchesse doaafrière , des mains de Marguerite-Louise d'Oriéans, qui avait donné ce petit diien à sa mère.
* Le sceptre du royaume de France. On eut longtemps le projet de marier Marj^erite-Louise d Orléans avec Louis XIV.
" Par le mariage du roi avec Marie-Thérèse, fille de Philippe, roi d'Espagne, et de la mai-^on d'Autriche. Ou maria Harguerite-Looife d'Orléans à C4'>me III , grand-duc de Toscane.
* La dévotion n*eropêchalt pas madame de crissé d'aimer les procès, et Ton sait qu^ c'est d'après eUe que le malin Racines peint la comtesse de Pimiiéche dans sa comédie des Plaidews.
* c'était mademoiselle de Montpensier, beUe-fiUe de la duchesse douairière d'Orléans , qui empêchait qu'on ouvrit cet autre udté du Luiemttourg : comme elle ne pot s'accorder avec sa belle-mère* elle partagea avec eUe les palais et le Jardin du Lniembourg, et cliacune d'eUes eut la JouJasanoe exdusive de samoiUé.
Vous qui cocD'ez partout, bean sire ; Mais moi... — Parle bas, petit diien ; Si Tévéque de Bethléem ' Nous entendait , Dien sait la vie!
Tu verras poiur|ant ton envie Satisfaite dans quelque temps.
Je te promets à ce printemps Une petite camusette , Friponne , drue , et Juliette, Avec qid Ton t'enfermera ; Puis s'en démêle qui pourra.