‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 588 sur 723 · IX. — POUR MIGNON · texte numérisé non relu

IX. — POUR MIGNON

chien db s. a. r. madame douairière d'orléaks '.

Petit chien , que les destinées Tout fi(é d'heureuses années (

* Les poésies choisies de Eacan sont dans le tome n du re* cueU. p. 90 à IIS. et 400 à 417.

> Lf s poésies choisies de Godeta sont dans le tome 1 du recueil , parmi tes poésies chréUennes, p. 8S7 à S30.

• Il y a plusieurs scènes extraites de CorneiUe et d'autres au«> leurs dans le recueil.

4 Le Pieux, ouïes Pensées chrétiennes, sont rpnftYmécs dans te premier Tdume du recueil. Le Profane innocent , oq les Poésies diverses ^ ooiiiposeot les deux derniers. Il y a des pièces d'un grand nombre d'auteurs.

* La Fontaine lait ici allusion à selxe de ses fables qui se trou* ▼eut inséiées dans ce reoueU. t 111 . p. 354 à 36S.

• Outre Loraénfe de Brienne . qui était retiré à l'Oratoire , Il parait que iNieote el Lanoelot ont IraYaiUé à ce recnail.

T Pour les éclairdssements relatib à cette épitre, il faut consulter VBistoire de la vie et des ouvra ffes de Jean de la Fon* tuine, troisiéiDe édition, IS24. p. 154.

> Marguerite-Louise de Lorraine* seconde ienimt de Gaston d'Orléans : elte devint f eufe en lOOO. et mourut te 3 avril IS7& Voyei dom Calmet, Histoire de Lorraine, t IV, p. 289.

ŒUVRES DIVERSES

Tu sors de mains' dont les appas De toas les sceptres d'icî-bas Ont pensé porter le plus riche * ; Les mains de la maison d'Autriche Leur ont ravi ce doux espoir ' :

Nous ne pouvions que bien échoir.

Tu sors de mains pleines de charmes :

Heureux le dieu de qui les larmes Mériteraient, par leur amour, De s'en voir essuyer un jour !

De ces mains , hôtesses des grâces, Petit chien, en d'autres tu passes Qui n'ont pas eu moUis de beauté , Sans mettre en compte leur bonté.

Elles te font mille caresses :

Tu plais aux dames, aux princesses; Et si la reme t'avait vu, Mignon à la reine aurait plu.

Mignon a la taille mignonne; \ Toute sa petite personne Plaît aux Iris des petits chiens , Ainsi qu'à celles des chrétiens.

Las I qu'ai-je dit qui te (kit plaindre?

Ce mot dlris est-Û à craindbre ?

Petit diien , qu'as-tu? dis-le-moi :

N'es-tu pas plus aise qu'un roi ?

Trois ou quatre jeunes fillettes

Dans leurs manchons aux peaux douillettes

Tout Thiver te tiennent placé:

Puis de madame de Crissé

N'as-tu pas maint dévot sourire^ ?

D'où vient donc que ton cœur soupire ?

Que te feut-il ? un peu d'amour.

Dans un cdté du Luxembourg ,

Je t'apprends qu'Amour craint le suisse ;

Même on lui rend mauvais office

Auprès de la divinité

Qui fait ouvrir l'autre côté *.

— Cela vous est fisiciie à dire ,

( De celles de la fille atnée de la duchesse doaafrière , des mains de Marguerite-Louise d'Oriéans, qui avait donné ce petit diien à sa mère.

* Le sceptre du royaume de France. On eut longtemps le projet de marier Marj^erite-Louise d Orléans avec Louis XIV.

" Par le mariage du roi avec Marie-Thérèse, fille de Philippe, roi d'Espagne, et de la mai-^on d'Autriche. Ou maria Harguerite-Looife d'Orléans à C4'>me III , grand-duc de Toscane.

* La dévotion n*eropêchalt pas madame de crissé d'aimer les procès, et Ton sait qu^ c'est d'après eUe que le malin Racines peint la comtesse de Pimiiéche dans sa comédie des Plaidews.

* c'était mademoiselle de Montpensier, beUe-fiUe de la duchesse douairière d'Orléans , qui empêchait qu'on ouvrit cet autre udté du Luiemttourg : comme elle ne pot s'accorder avec sa belle-mère* elle partagea avec eUe les palais et le Jardin du Lniembourg, et cliacune d'eUes eut la JouJasanoe exdusive de samoiUé.

Vous qui cocD'ez partout, bean sire ; Mais moi... — Parle bas, petit diien ; Si Tévéque de Bethléem ' Nous entendait , Dien sait la vie!

Tu verras poiur|ant ton envie Satisfaite dans quelque temps.

Je te promets à ce printemps Une petite camusette , Friponne , drue , et Juliette, Avec qid Ton t'enfermera ; Puis s'en démêle qui pourra.

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