INSCRIPTION TIRÉE DE BOISSARD
AVERTISSEMENT
Un dei quatre récits que j'ai lUt ftdre aiu Fillei de Itinée oontirat oo érënement véritable, et tiré des antiquitéa de Boiflsard a. J'aurais po mettre en la place la roélamorphoae de Gélz et d'Aldone , oa quelque aatre «^ semblable. Les criliquei m'allégueront qu'il le fialUit raire, et que mon ouvrage en lerait d'un caractère {dus nnUbnnt.
< Michel le Tellier, chancelier, père du marquis de Louvoii. naquit à Paris le 19 avrfl tCOS , et mourut le SS octobre 1611
* Jean-Baptiste Colbeit mourut à Paris le S aepleinlwe lOB; a éUlt né à Reims le 29 août 1019.
* 11 n*est que trop vrai que la France eut le tort de ser^oufr de U mort de ce grand ministre , et qu'U monnit après avoÉperdu la faveur de Louis ZIV t e](emple mémorable à ^jouter ft tous ceux que IlUstoIre fonniit de TingMitnde des pcnplfa et dm rois.
' Cette traduction d'une antique Inscription a été haprimée pour la première fols , avec l'avertissement qui la précède, à la suite dn poème intitulé tes Filles de MBnée, et dans le recueil des Ouvrages de prose et de poésie des sieurs de Mamcreix et de la Fontaine, 1. 1 . p. 850 à 961.
* Cest celui des aventures de Clnorb et de TéUrnoo. (Vorei page 254 de cette édition.) Ce récit est en elTet ticé d'une loi^ine inscription qui se trouve dans les antiquités de Boiisard: ( Vofsa J. J. Boissard, jénHquUaium romanarmn quaria pars, siveU II, p. 49, in-folio. IflM.) Notre fabnlisle a considéré cette aventure comme véritable, paroeque Boissard n'âève aucun doute sur l'authenticité de cette inscription ; mais elle est évidemment supposée , et elle a été redonnée comme teOe dans l'édition que Gnevius a publiée dn recueil dlnscrlptioos de Gruter. {Corpus inseriplionum , 1797. in.folio, t. II, p. IV, n«8, des Spuria ae sufposiHtia,) Dans rinscripUon, les noms dm deux amants sont M. Luduset Sardica.On volt, d*a. près cet éclaircissement , qu'on a en toit d'avancer que le réat des aventures de Télamon et de Chloris élatt tout entier de Tinvenllon de la Fontaine. (Voyei Observations sur les quatre dernières fahle^de la Fontohtë restées jusfu'iet sans commentaires, isai, In-a*, p. 199.^ On n'a pas ùtt atteotioo qœ notre poêle avait dit précisément le cootraire.
TRADUCTIONS
Ca qn'Ofide conte a un air Umt partfcnUer ; il est imposable de le contredire. Mais, après aTOir Mi réflexion làdessus , j'ai appréhendé qn'qn poème de six cents Ters ne lût ennnyenx , s'il n'était rempli que d'aTentores connues. C'est ee qui m'a fiiit choisir celle dont je feux parler : et comme une chose en attire une autre , le malheur de ces snnnts tués le jour de leurs noces m'a été une occasion de placer ici une espèce d'épitaphe , qu'on pourra Toir dans les mêmes antiquités. Quelquefois Oride n'a pas plus de fondement pour passer d'une métamorphose à une autre. Les dîTerses liaisons dont il se sert ne m'en semblent que pins hdles ; et , selon mon goût , elles plairaient moins si elles se tnivaient daTantage. Le principal motif qui m'a attaché à l'inscripUon dontU s'agit, c'est la beauté que j'y si trouvée. H se peut Ikire que quelqu'un y en trouvera moins que moi. Je ne prétends pas que mon goût serve de règle à aucun particulier , et encore moins au public. Tontefi^ je ne puis croire que l'on en juge autrement. D n'est pu besoin d'en éire id les raisons : quiconque serait capsbie de les sentir ne le seré guère moins de se les Imaginer lui-même. J'ai traduit cet ouTrage en prose et en Ters, afin de le rendre pins utile par la comparaison des deux genres. J'ai eu , si l'on veut, le dessein de m'éproufer en l'un et en l'autre : j'ai f oulu f oir , par ma propre expérience , si en ces rencontres les fers s'éloignent beaoeoop de la fidélité des traductions , et si la prose s'éloigne bea)iooop des grâces. Mon sentiment a toujours été que qnand les fers sont bien composés, ils disent en une égide étendue plus que la prose ne saurait dire. De plus habiles que moi le feiront f oir plus à fond. J'ajouterai seulement que ee n'est point par fanité , et dans l'espérance de consacrer tout ce qui part de ma plume , que je joins id l'une et l'antre traduction ; l'utilité des expériences me l'a feit Hire. Platon , dans Phaedrus , fait dire à Socrate qu'il serait à souhaiter qu'on tournât en tant de manières ce qn'on exprime , qu'à la fin la bonne fût rencontrée. Plût à Dieu que nos auteurs en fonlussent faire l'épreufc, et que le public les y infilât 1 Void le sujet de l'inscription : Atimète , affrancfai de Tempereur , fut le mari d'Hon^onée , affranchie aussi , mais qui par sa beauté et par ses grâces mérita qn'Atimète la préférât à de célèbres partis. D ne jouit pas longtemps de son bonheur : Homonée mourut qu'elle n'afait pas fingt ans. On lui éleva nu tombeau qui sut>siste encore, et où ces vers sont graf es * :
• Kon-senlement oelte inscripUon se trooTe rapportée dans Boiisaid. mais le tombeau sur lequel elle est gravée y est figuré. (Voyei Janf-Jacobi Boiasard , jénliquUaium r^manarum ter^ tia pars, sife VI, pi. Lxxxvii, li».folio. 1S87.) Cette planche de Botasard a été reproduite dans Gruter, Corpus inscripiio' 9um . 1707. in-folio, p. 607, n* it. L'inscription se troove sur les deux côtés du marbre qui formait le tombeau ; le côté priodpal • f t le plus large , contient les titres d'Atimète . et quatre vers grecs, qui sont le résumé de l'éloge d'Horoonée. On trouvera ces quatre vers dans leMAnaleeta çrœea de Brunck, t. IV, p. 27S . n* 732. La Ftmtaine a commencé la lecture de cette inscription par la façade du monument gravée k gauche . et a continué ainsi Jusqu'à la fin. Wemsdorf , qui a donné cette épitaphe dans ses Poetœ latini minores, 1783, in-t», t III. p. 213, eommanrt an contraire rinscription par la façade sravée à daoite, et Ut de suite les paragraphes qnenousafons numérotés m et rrt H revient aprds I la façade gauche, et transcrit tout
ËPITAPHE
DE CLAUDE HOMONÉE,
ÉPOUSE D'ATIMÈTE, ▲rraAHCBi db Tiaftai cânui Anausn.
ATllfÈTE.
I. SironpomraitdoniiersesJoanpoQr oeaxd'onaatre, Et que par cet échange on contentât le smt , Quels que soient les moments qui me restent encor, Mon flme avec plaisir rachèterait la vôtre : Mab le destin l'ayant autrement arrêté , Je ne saurais que fuir les dieux et la darté , Pour vous suivre aux enfers d'une mort avancée.
HOMOKÉB.
n. Quittez , ô cher époux I cette triste pensée ; Vous altérez en vain les plus beaux de vos ans : Cessez de fiitiguer par des cris impuissants
EPITAPHIUM CLAUDIiG HOMONOEiE,
GONJUGIS ATIHEn, Tia. caaaais a. l.
ATUIITU8.