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Harlay ', fiivori de Thëmis , Agréez ce recadl, œuvre de deux amis; LUm a pour protecteur le démon du Parnasse , ^ L'autre de la tribune étale tous les traits :
* Ce n'éUit pas one Yaine flatterie. Le dnc de Golae . à Vigô de dix-huit ans , avait suhri Louis XIV à la conquête de la Franche-Comté . et j avait donné des preuves d'un courage à toute épreuve.
> Achille III de Rartaf . petit-neven d'AdiiOe !•» de Harlaf , qui, du temps de la Ligne, résista avec tant de noblesse et de courage aux facUeux. Achille III de Harlaj, après avofar été procureur général au parleroenl de Paris, en fût nommé pré* sitieot le 18 novembre 1689. Il se démit de sa place en 1707, et mourut le 23 Juillet 1712, à l'âge de soixante4reiseana.Oa trouvera des détails sur ce qui le concerne dans YBisUire de la vie ei des ouvrages de la Fontaine, trolalèaie édiUoo, fl8!M.ia4«. p S8f.
ŒUVRES DIVERSES
Doonez-lenr chez vous quelque place ,
Qui les distingue pour jamais.
Ils vous préseulent leur ouvrage :
Je me suis chargé de Thommage ;
Iris * m'en a Tordre prescrit.
Voici ses propres mots, si j'ai bonne mémoire : « Acanthe, le public à vos vers applaudit ;
C'est quelque chose : mab la gloire
Ne compte pas toujonre les voix ;
Elle les pèse quelquefois.
Ayez celle d'Harlay , lui seul est un théâtre.
Veuille Phébus çt Jupiter
Qu'il trouve en vous un peu de l'air
Des anciens qu'il idolâtre 1 Vous pourrez en passant louer, m'a-t-elle dit,
La finesse de son esprit
Et la sagesse de son âme;
Mais en passant, je vous le dis. »
Cette Iris, H^lay, c'est la dame
A qui j'ai deux temples bâtis,
L^un dans mon cœur, l'autre en mon livre :
Puisse le dernier assez vivre
Pour mériter que l'univers
Dise un jour, en voyant mes vers :
Cette œuvre est de belle structurel
Qu'en pensait Harlay ? car on sait
Que l'art, aidé de la nature ,
Avait rendu son goût parfait.
J'aurais id lieu de m'étendre ; Mais que servirait-il ? vous vous armez le cœur Contre tous les appas d'un propos enchanteur : L'éloge qui pourrait par ses traits vous surprendre
Serait d'un habile orateur.
Cicéron, Platon, Démosthènes ,
Ornemente de Rome et d'Athènes , N'en viendraient pas à bout. Platon par ses douceurs Vous pourrait amuser un moment, je lavoue ;
C'est le plus grand des amuseurs.
Que Cicéron blâme ou qu'il loue,
C'est le plus disert des parleurs.
L'ennemi de Philippe * est semblable au tonnerre ;
Il frappe, il surprend, il atterre ; Cet homme et la raison, â mon sens, ne sont qu'un. Vous avez avec lui ce point-Iâ de commun. Le privilège est beau, d'autant plus qu'il est rare : Pendant qu'un peuple entier de la raison s'égare , Cette iille du ciel ne bouge de chez vous;
* Madame de la Sablière. Elle engagea notre pnéte à dédier ce volame au procareur général , qui s'était montré le bienCiiteur de la Poniaine en se chargeant de son ffis.
• Le second volume du recueU contenait la traduction des trois Fliilippiqaes do Démostbéne. une T>rai9on de Cioéroa contre verres . et des dialogues de Platon.
Elle y plaça son temple avec sa sœur Aslrée : La crainte et le respect ont forgé les verrous
De cette demeure sacrée.
Non qu'on n'y paisse entrer ainsi que chez les dieux : Au moindre des mortels la porte en est ouverte ; Nos vœux y sont ouïs, noire plainte soufferte : L'équité sort toujours contente de ces lieux. Que si la passion où l'intérêt nous plonge Fait que quelque client y mène le mensonge. Le mensonge n'y peut imposer à vos yeux ,
De quelque adresse qu'il se pique'.
Souffrez ces vérités ; et dans vos soins divers
Quittez un peu la république
Pour notre prose et pour nos vers.
Ce n*est pas assez » monseigneur , de vous dédier en vers les derniers fruits de nos veilles. Comme il y a un volume sans poésies (et cesc le plus digne de vous être offert) , j'ai cru que je vous devais confirmer ses hommages en uôe langue qui lui convint. Je vous offre donc encore une fois les traductions de mon ami, et an nom de leur auteur et au mien : car je dispose de ce qui est à lui , comme s*il était à moi-méoie. Il ne s'agit pas id seulement des suffrages que vous nous pouvez procurer à Fun et à l'autre, mais de ceux qu'on ne peut refuser sans injustice a des chefis-d'œuvre de l'antiquité. De h façon que le traducteur les a rendus, il vous sera facile d' y remarquer trois différents caractères f tous trois si beaux qu'en tout l'empire de l'éloquence , lequel est d'unesi grande étendue , il n'y en a point qu'on leur paisse comparer. Ils méritent également que Ton les admire ; et c'est ce qui me semble de merveillenx, quoiqu'on sache que l'éloquence a trouvé le secret de plaire sous mille formes. Le mot de plaire ne dit pas assez : Platon , Démosthène, et Cicéron, vont bien au delà; ils enlèveront toujours les esprits , bien que ces grands hommes n'aient pas chez nous les avantages qu'ils avaient en ces heureux siècles où ils ont vécu, et quoique peut-être le goût du nôtre soit différent. De déterminer précisément qui des trois
le doit emporter, je ne le crois pas possible: y a-t-il quelqu'un d'assez hardi pour juger entre eux de la préférence? Vous protégerez , je n'en
• c Harlay. dit Saint-SInxm {MAnoitts, t X . p. TSet sqIt.). était nn petit boiiini« A vlaage A loMDge , le me gnad et aqui* liu . des yeux de vautour qui «emlrfaieiit dévorer Iti ottfete tf percer les muraflles. t
ÉPITRES DÉDIGATOIRES.