‹ Œuvres complètes de Jean de La FontaineChapitre 686 sur 723 · US · texte numérisé non relu

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ŒUVRES DIVERSES

N'eAt ratmré , par n prëwnee»

Ce diea des moites tribanaax ,

Qui crut que les dieux iofernaux

Veoaient doaoer des sérénades

A qnelques-ooes des naïades.

Eoflo la peur Tayant quitté «

Il salua sa majesté :

Je n'en vis rien, mais il n'importe.

Le raconter de cette sorte

Est toujours bon ; et, quant à toi ,

Me t'en fais pas un point de foi.

Au bruit de ce feu succéda celui des tambours ; car , le roi voulant s*en retourner a Fontainebleau cette même nuit, les mousquetaires étaient commandés. On retourna donc au château , oii la collation était préparée. Pendant le chemin, tandis qu*on s'entretenait de ces choses, et lorsqu'on ne s'attendait plus à rien , on vit en un moment le ciel obscurci d*une épouvantable nuée de fusées et de sarpenteaux. Faut-il dire obscurci ou éclairé? Gela partait de la lanterne du dôme : ce fut en cet endroit que la nuée creva d'abord. On crut que tous les astres, grands et petits, étaient descendus en terre, afin de rendre hommage à Madame ; mais l'orage étant cessé, on les vit tous en leur place. La catastrophe de ce fracas fut la j[>erte de deux chevaux.

Ces cheranz qni jadis un carrosse tirèrent, et tirent maintenant la l>arque de Caron,

Dans les fossi^ de Vaux tombèrent.

Et puis de là dans l'Achéron.

Ils étaient attelés à l'un des carrosses de la reine; ets'étant cabrés à cause du feu et du bruji, il fut impossible de les retenir. Je ne croyais pas que cette relation dût avoir une fin si tragique et si pitoyable*. Adieu. Charge ta mémoire de toutes les belles choses que tu verras au lieu où tu es^.

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