‹ Œuvres complètes de Jean Racine (volume 3)Chapitre 140 sur 164 · AMAN, ZARÈS · texte numérisé non relu

AMAN, ZARÈS

ZâRÈS.

V><'est donc ici d'E^tber le superbe jardin, Et ce salon pompeux est le lieu du festin ?

* Le théâtre représente les jardins d^Esther ^ etc.

Ici la scène change. Racine n'a jamais violé la règle de l'unité du lieu que dans cet endroit; mais il n'a point. prétendu faire une tragédie dans les règles : il a voulu mettre en dialogue l'histoire d'Esther , qu'il a choisie comme la plus propre à la maison de Saint - Cyr et à sa fondatrice ; il a cru que, pour jeter plus de vivacité , il devait ajouter aux charmes des vers ceux de la musique et le spectacle des décorations. L. B. *

* Le scrupule sur l'unité de lieu jusqu'au point de la renfermer dans un même appartement, comme Racine l'a pratiqué d'ordinaire , est une perfection , mais non pas une règle. II est d'autant plus raisonnable de ne pas s'y astreindre rigoureusement , qu'on se priverait par là de bien des sujets et de nombre de beautés tout autrement essentielles. L'esprit du précepte est rempli quand b vraisemblance n'est pas yiolée.

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