ACTE III, SCÈNE III
De ce monstre si farouche Craignez la feinte douceur :
La vengeance est dans son cœur , Et la pitié dans sa bouche.
La fraude adroite et subtile Sème de fleurs son chemin :
Mais sur ses pas vient enfin Le repentir inutile.
UNE ISRAÉLITE Seule.
D'un souffle l'aquilon écarte les nuages,
Et chasse au loin la foudre et les orages ; Un roi sage , ennemi du langage menteur , Écarte d'un regard le perfide imposteur.
UNE AUTRE
J'admire un roi victorieux, Que sa valeur conduit triomphant en tous lieux : Mais un roi sage et qui hait linjustice , Qui sous la loi du riche impérieux Ne soviffre point que le pauvre gémisse , Est le plus beau présent des cieux.
UNE AUTRE
La veuve en sa défense espère ;
UNE AUTRE
De l'orphelin il est le père ;
TOUTES e:nse>ible.
Et les larmes du Juste implorant son appui Sont précieuses devant lui.
UNE ISRAÉLITE seuh.
Détourne, roi paissant, détourne tes oreilles De tout conseil barbare et mensonger.
Il est tems que tu t'éveilles.
Dans le sang innocent ta main va se plonger
Pendant que tu sommeilles.
Détourne , roi puissant , détourne tes oreilles De tout conseil barbare et mensouger.
UîsE AUTRE.
Ainsi puisse sous toi trembler la terre entière !
Ainsi puisse à jamais, contre tes ennemis.
Le bruit de ta valeur te servir de bai-rière !
S'ils t'attaquent , qu'ils soient en un moment soiunis.
Que de ton bras la force les renverse;
Que de ton nom la terreiu" les disperse ; Que tout leur camp nombreux soit devant tes soldat*
Comme dVnfans tme troupe inutile ; Et si par un chemin il entre en tes états, Qu'il en sorte par plus de miUe.