Œ ^' O TS E
Ainsi, dans vos malheurs ne songeant qu'à vous plaindre, Vous nourrissez un feu qu'il tous faudrait éteindre. Ne vaudrait-il pas mieux , digne sang de Minos , Dans de plus nobles soins chercher votre repos , Contre un ingrat qui plaît recourir à la fuite, Régner , et de l'état embrasser la conduite ?
PHÈDRE
Moi , régner ! moi , ranger un état sous ma loi , Quand ma faible raison ne règne plus sur moi î Lorsque j'ai de mes sens abandonné l'empire ! Quand sous un joug honteux à peine je respire ! Quand je me meurs ! **
ŒISONE.
Fuyez.
PHÈDRE
Je ne le puis quitter.
doute un grand art dans Racine , de les rendre supportables,
L. B. * * Ce n'est pas de les rendre supportables qu'il faut le féliciter , puisqu'il ne les a pas employées , c'est d'avoir su les détourner à un usage tout différent , qui les convertit en beautés.
** Quand je me meurs !
Comme ce vers , coupé au second pied , semble tomber avec la phrase et avec Phèdre , et peint l'abattement et la défaillance ! On pourrait remarquer en mille endroits cet art de