ACTE I>, SCÈNE III. Il
Phèdre est d'un sang , seigneur, vous le savez trop bien. De toutes ces horreurs plus rempli que le mien.
THÉSÉE
Quoi ! ta rage à mes yeux perd toute retenue ? Pour la dernière fois, ôte-toi de ma vue. Sors , traître : n'attends pas qu'un père furieux Te fasse avec opprobre arracher de ces lieux.
SCÈ:sE III.
THÉSÉE, seul.
Misérable, tu cours à ta perte infaillible.
Neptune , par le fleuve aux. dieux mêmes terrible ,
Ma donné sa parole, et va l'exécuter.
Un dieu vengeur te suit, tu ne peux l'éviter.
Je t'aimais ; et je sens que , malgré ton offense , '
Mes entrailles pour toi se troublent par avance.
Mais à te condamner tu m'as trop engagé.
Jamais père en effet fut-il plus outragé !
Justes dieux , qui voyez la douleur qui ra'accable
Ai-je pu mettre au jour un enfant si coupable !
• Je t'aimais ; et je sens que, malgr (on offense . etc.
Thési'e , chez Senèque et chez E'. lipide , n'a point ce retoui de tendresse si naturel dans uu p :re. L. B.
Il6 PHÈDRE,