SCENE
NÉRON.,, r^ARCÏSSE,
NARCISSE
Grâces aux dieux , Seigneur, Junie entre vos mains,
3RITANNICUS. 53g
Vous: a^î^^; aujourd'hui du reste des Romains . Vos ennemis:^ déchu (i de leur vaine espérance , Sont allés .dxes9 Pallas pleurer leur impuissance* Mais qu» vois-je? Vousr^mêma, inquiet , :étanné , Plus que Britannicus p^roissesî consterné.
Que pté^a^ à tee^ yeux^ cettô t^kteôse obscure^ Et ces sombr^d regaa-ds er^^tS; à l'aventure ? : ^out TOUS r^. I^ fortu*iejp\l#t:à vp§ ycettx. .
Narcisse /(^n iest fait , Néron est aniotit<ettx. '
' NAÏlCISSXr. '
Vous? •■•'■■ • -■-• '-■ •• : '
Depuis un moment ,' mais pour totitè ma vie.
J'aime, que dis-je aimer? j'idolâtre Junie.
NARCISSE
Vous raîméz?^' t • .
isréAOîf;
ïkcité d^un desîr curieux , Cette nuit je F ai Vue sMbtent en ces lieux , Triste, levant au ciel ses yeui mouillés de larmes , Qui brilloicâît au travers des 'fiambeftu:3t et des armes j Belle , sans ôtriement , dans le simple appareil D'une beauté qu*on vient d'arracher au sommeil. Que veu3&-tû7 Je ne sais si cette négligence , Les ombres , les flambeaux , les cris et le silence, ''Et le fkrouicte aspect de ses fiers ravisseurs , Relevoient de ses yeux les timides douceurs.
Quoi qu'il «n soit , ravi d'une si'beRe vue ,
J'ai voulu lui parler, et ma voix s'est perdue j Immobile , saisi d'un long étonnement , Je Tai laissé passet dans son appartement; ' J'ai passé dans le mien. Cfest là que ; solitaire, De son image en vain j^ai voulu me distraite. Trop présente à mes yeux , )e croyois lui parler : J'aimois jusqu'à ses pleurs que je fidsois'Côtiler. Quelquefois-, mais trop tard, je lui deitiafldois grâce : J'employois les soupirs et ihâme la menace.
Voilà comme occupé de mon nouvel çugaouar, Mes yeux, sans se fermer, ont attendu le jour. Mais je m'en £ais peut-être une trop belle image : • Elle m'est apparue avectriPp d'avantage :
Narcisse^ qu'en dis-tu? .
NARCISSE
Quai! Seigneur, croira-t-on Qu'elle ait pu si longtemps se cachei; à Nércm ?
NJÉROIi*
Tu le sais bien, Narcisse. Et spit que sa colère
M'imputât le malheur qui; lui ravit son frère ;
Soit que son cœur, jalou^ d'une. austère fierté,
Enviât à nos yeux sa naissante be£|.|iié j
Fidèle à sa douleur , et daais l'pm,]j?.re. enfermée , .
Elle se déroboit même à s^ rencanmée ; , ,
Et c'est cette vertu, si nçuvelle à la^ oojua:^
Dont la persévérance irrite mon autour. ,
Quoi ! Najrcisse, tandis qu'il n'est point jde Romaine
Que mon amour n'honore et ne rende^plus vaine ,.
Qui, dès qu'à ses regards elle ose sie fier, ; . . ,