NÉRON, BURRHUS
BURUHUS.
Que cette paix , Seigneur , et ces embrassements Vont ofirir à mes yeux d.e spectacles charmants / Vous savez si jamais ma voix lui fut contraire. Si dé son amitié j^ai voulu vous disirai]:e , £t si j'ai mérité cet injuste courrouis*
NÉRON
Je ne vous flatte point, je me plaignbis de vous, Burrhii»^ je vous aï ^u tous deux d'intelligence : Mais son inimitié vbiïs ' rend ma confiance.
Elle se hâte trop, Burrhus, de triompher :
J'embrasse mon rival , mais c'est pour l'étoufifer ,
Quoi, Seigneur !
NÉRON
C'en est trop j il faut que sa ruine Me délivre à jamais des fureurs d'Agrippine : Tant qu'il respirera je ne vis qu'à demi.
Elle m'a fatigué de ce nom ennemi j Et je ne. prétends pas que sa coupable audace Une secQnde fois lui promette ma place.
BURRHUS
Elle va donc bientôt pleurer Britannicus?
NÉRON
Avant la fin du jour je ne le craindrai plus.