ACTE I, SCENE II. J
Que je portais envie au bonheur des Persans : x Et maintenant encor, s'il trompait mon courage r Pour sortir de ces lieux s'il cherchait un passage, Vous me verriez moi-même , armé pour L'arrêter , Lui refuser la paix qu'il nous veut présenter.
Oui , sans doute , une ardeur si haute et si constante * Vous promet dans l'histoire une place éclatante ;
1 Je r attirais ici par des vœux si puis sans Que je portais envie au bonheur des Persans.
Cette réponse de Porus est fière et belle ; elle rend Taxile bien petit.
En prose on dit les Perses , pour designer les anciens peuples de la Perse , et les Persans , pour indiquer les nouveaux ; mais en vers on se sert également de l'un et de l'autre, et Racine les emploie indifféremment.^/^//, scène 1 de cette nu me picce.
« Serait-ce sans efforts les Persans subjugues ».
Et Jc!e If, s ce ne 1 :
N >■ vois-j-j pas le Scythe et le Perse abattus ? » L. B.
* C ne ardeur si haute et si constante.
On dit bien une haute valeur, parce qu'on s'élève (figuré- UH-nt) par la val ur au-dessus des autres hommes; mais je ne < mis pas qu'on puisse dire en aucun sens une haute ardeur: et quand même hamL serait i< i pour hautaine , cela ne vaudrait pns mieux.
1 1 y a dan*» cette a , ne un vin- bien marque ; l 'esl que Taxilr
montre loul différent de ce qu^fl était dans b précédente, et soutient contre l'c:ru>. lu uu>c que Ckofilt vient de ^ou-
3lO ALEXANDRE,
Et , sous ce grand dessein dussiez-vons succomber , Au moins c'est avec bruit qu'on vous verra tomber. La reine vient. Adieu. \ antez-lui votre zèle ; Découvrez cet orgueil qui vous rend digne d'elle. Pour moi , je troublerais un si noble entretien ; Et vos cœurs rougiraient1 des faiblesses du mien.