‹ Œuvres complètes de Jean RacineChapitre 165 sur 185 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

TAXILE, CLÉOFILE,

CLEO F ILE.

A1! ! quittez cette ingrate princesse, Dont la haine a juré de nous troubler sans cesse; Qui met tout son plaisir à tous désespérer. Oubliez...

TAXILE

Non, ma soeur, je la veux adorer.

Je l'aime : et quand les vœux que je pousse pour elle * N'en obtiendraient jamais qu'une haine immortelle , McJçré tous ses mépris , malgré tous vos discours , Malgré moi-même , il faut que je l'aime toujours. Sa colère, après tout, n'a rien qui me surprenne; C est a vous , c'est à moi qu'il faut que je men prenne.

Et quand les vœux que je pousse pour elle. On dit former des vœux. Pousser des voeux est Mie de ces expressions ridicules que l'on tolérait encore , et que sans doute Racine, dont legoùt a tant contribue à former le goût gér. :rai , n'aurait pas laissées dans ses premières pièces , s'il les avait revues plus tard.

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