‹ Œuvres complètes de Jean RacineChapitre 37 sur 185 · ACTE SECOND · texte numérisé non relu

ACTE SECOND

C'est a vous à juger s'ils vous ont offensée : Tels que seront pour eux vos arrêts tout-puissans , Ils seront criminels ou seront innocens1. Que le ciel à son gré de rua perte dispose , J'en chérirai toujours et l'une et l'autre cause, Glorieux de mourir pour le sang de mes rois , Et plus heureux encor de mourir sous vos lois. \w>si-bipn , crue ferais-je en ce commun naufrage? Pourrais-je me résoudre à vivre davantage ? En vain les dieux voudraient différer mon trépas , Mon désespoir ferait ce qu'ils ne feraient pas. Mais peut-être , après tout], notre frayeur est vaine ■ ; Attendons.... Mais voici Polvnice et la reine.

' Ils seront criminels ou seront iniKJCens.

On lisait dans les premières éditions, à la suite de ce vers, les huit vers suivans :

■• \us.-i quand jusqu'à vous j'osai porter ma flamme ,

N « -veux seuls imprimaient la terreur dans mon àme ; » Et je craignais bien plus d'offenser vos appas, » Que le courroux des dieux que je n'offensais pas. ANTI GOD E.

itant que votre amour , votre erreur est extrême , * Et vous les offensiez beaucoup plus que moi-même. •> Quelque rigueur pour \<>us qui | .irùt en mes veux, Huas! il> approuvaient ce qui fichait les dieux. Que !«• < ii l , eu . • I \> liais peut-être , après tout . noir,- frayeur est vaine.

" Mais peut-ê'rc, en rc . int, notre fra ^ a i r » r ■ L. B.

Page 1