‹ Œuvres complètes de Jean RacineChapitre 41 sur 185 · POL V N 1 <: B · texte numérisé non relu

POL V N 1 <: B

Il a pagne' les cœurs ; et moi , moin* populaire t fit ns indifférent d'être craint ou déplaire. nirc n'y est pas plus intéressant que dans Racine, ; qu'il n'est pas tel qu'il devrait <"tre pour émouvoir le sp 1 tat< m , \f\ qu'il est dans Euripide, entraîné dans le crime malgré lui , 1 plus malheureux que coupable. L. B.

POLYNICE

C'est un tyran qu'on aime * , Qui par cent lâchetés tâche à se maintenir Au rang où par la force il a su parvenir ; Et son orgueil le rend, par un effet contraire, Esclave de son peuple et tyran de son frère. Pour commander tout seul il veut bien obéir, Et se fait mépriser pour me faire haïr. Ce n'est pas sans sujet qu'on me préfère un traître : Le peuple aime un esclave, et craint d'avoir un maître. Mais je croirais trahir la majesté des rois , Si je faisais le peuple arbitre de mes droits.

JOC A STE

Ainsi donc la discorde a pour vous tant de charmes ? Vous lassez-vous déjà d'avoir posé les armes ? Ne cesserons-nous point , après tant de malheurs , Vous , de verser du sang , moi , de verser des pleurs ? N'accorderez-vous rien aux larmes d'une mère ? Ma fille , s'il se peut, retenez votre frère : Le cruel pour vous seule avait de Tamitié.

* C'est un tyran qu'un aime , etc.

Ce morceau est véritablement beau : il est d'une égale forte de pensée et d'expression. Pas une faute, pas un mot de trop. Ce couplet tragique est absolument dans le goût deCorneille quand il écrit bien , et en aucun tuns Racine ne l'aurait mieux fait.

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