JOCASTE, OLYMPE
(J lympe , va-t'en voir ce funeste spectacle ; Va voir si leur fureur n'a point trouvé d'obstacle , Si rien n'a pu toucher l'un ou l'autre parti. On dit qu'à ce dessein Ménécée est sorti. ■
OLYMPE
Je ne sais quel dessein animait son courage ; Une héroïque ardeur brillait sur son visage ; M, lis vous devez , madame , espérer jusqu'au bout. 2
1 On tltt qu'à ce <Lsstiri Méntcét est sorti.
R i ine a voulu sans doute , par ce vers, préparer le specta- VI sa<rifice que Méne'cée va faire en s'immolant pour la p îtrie. L. R *
* Cria serait vrai tout au plus des deux vers qui suivent ; mai dans ces mots , Ménécée est sorti, voir une préparation au sacrifice ou 'il va faire en s 'immolant , c*eH \ "ir loin.
Hait 1 OêU déVCZ ■ H."Iante , espérer jusqu'au bout. Jusqu'au ù, u! . expression familière. L. B. **
Cela <1. pend de U manière dunt elle cat pi BU
ï84 LES FRERES ENNEMIS,
JO CASTE
Va tout voir , Chère Olympe , et me viens dire tout ; Éclaircis promptement ma triste inquiétude. ■
OLYMPE
Mais vous dois-je laisser en cette solitude ?
JOCASTE
Va : je veux être seule en l'état où je suis, Si toutefois on peut l'être avec tant d'ennuis. a
familière dans ce vers ; l' est-elle dans eelui-ei ?
Ainsi donc jusqu'au bout tu veux m'empoisonner ,
Malheureuse !
Phèdre.
C'est au goût seul à distinguer ces légères nuances , et le goût
de'fend en même tems d'analyser de petites choses qui ne doivent
être que senties.
1 Éclaircis promptement m m triste inquiétude.
Cela n'est pas français : on dit éclaircir un doute , et "aimer une inquiétude. L. B.
2 Si toutefois on peut Vêtre avec tant d'ennuis. On lisait dans les premières e'ditions :
« Si pourtant on peut l'être avecque tant d'ennuis. » Ces ennuis , qui restent avec Jocaste, pressentent une image fausse et de mauvais goût. L. B. *
* Il n'y a ai1 image d'aucune espèce dans ces ennuis , mais une idée froidement et puérilement recherchée. Observez encore ( ce qu'il ne fallait pas omettre pour l'instruction ) que dan ce vers ,
Si toutefois on peut Vêtre...,.
\\ n'y a point de césure, parce que la phrase et l'oreille ne peuvent