ACTE TROISIÈME
Prennent-ils donc plaisir à faire des coupables, Afin d'en faire , après , d'illustres misérables ? Et ne peuvent-ils point , quand ils sont en courroux , Chercher des criminels à qui le crime est doux?
que la théologie païenne. Ce vers a depuis été imité por M. de Voltaire dans Œdipe :
Impitoyables dieux ! mes crimes sont les vôtres ,
Et vous m'en punissez !
Ce monologue , comme le remarque Louis Racine , est digne de l'auteur de Phcdrc. L. B. *
\ * Ils nous le font commettre , ci ne l excusent pas , n'est point une très-belle pencc'e ; c'e^t un sentiment naturel et Sosie. On ne sait ce que veulent dire ces mots : à ne consulter que la théologie païenne. 11 semblerait que quelqu'autre théologie justifiât cette absurde fatalité' , qui nécessite à la fois le crime et la Bta&UÂOflL Mais ces rêveries n'ont jamais existé que dans la mythont , et c'est au contraire à ne consulter que le bon sens , que Ici rcpwcnei que Jccaste adr v sort parfaitement
justes.
Impitoyables dieux ! mes crimes sont les vôtres ,
t ' vous m'en punissez !
peut être une imitation , si l'on peut appeler ainsi une idée qui se présente d'elle-même à tout moment dans le sujet d'Œdipe ; mais les ver; de \ oltairc sont ici bien supérieurs à ceux de l'auteur de la Thêbdide. L'on peut pardonner à l'amour filial ce que dit Louis F-acinc de ce monologue , au 'il at digne de /'auteur de Pht <lr, , mmentateut qui approuve ce jugement n'a pas la n
IC n'est guère* qu'une déclamation en vefl et souvent mauvais. On ne dit point sur le hord du
l88 LES FRÈRES ENNEMIS,