DENTS
CertaiDes parties des dents se trouvent en dehors de tout frottement ; ce Êoat celles qai sont comprises dans les angles rentrants que forment les dents par leur contact réciproque, et dans la dépression légère qui existe entre la dent et 1^ gencive.
Les humeurs buccales sont refoulées et stagnent dans ces points, où elles font d*abord paraître le tissu de la dent taché ou sale. A cette ^HX|iie, la dent se montre ordinairement très- nette dans une certaine étmdue' à partir de son bord tranchant, à cause du mouvement qu'exécutent les lèvres sur cette partie et du contact des aliments, etc. La dent est encore assez pn^re tout près de la gencive, à cause des umxivements du bord libre de cette dernière; mais cette circonstance ne s'observe que chez les sujets dont les gencives sont parfaitement saines, car chez les autres , ce bord libre de la gencive est détruit ou ne possède plus sa mobilité.
Si Fart n'intervient pas alors , comme le mouvement naturel des parties ne sufiQt point pour nettoyer la dent, l'incrustation augmente et re- CDUTre une portion de plus en plus grande de la dent. En général, la ouistication eons^ve propre la partie voisine du bord et des surfaces triturantes , et le mouvement des lèvres retarde jusqu'à un certain point les progrès de l'incrustation sur la face extérieure des dents, de sorte que la matière s'accumule dans les angles rentrants formés par les dents adjacentes, jusqu'à ce qu'elle s'élèvç presque jusqu'à la gencive; son augmentation étant alors retardée daps ces points , elle s'accumule sur le bord de la dent voisin de la gencive , de manière qu'elle finit par passer pardessus cette dernière, dont elle recouvre une étendue plus ou moins grande. Lorsqu'elle est parvenue jusqu'à la gencive, ce qui arrive trèspromptement, surtout dans l'angle qui se trouve entre les dents, elle en détermine Fulcération , et devient Torigine d'un grand nombre d'accidents. Souvent les gencives, rect^/^n/ devant raccumulation de cette matière, deviennent très-douloureuses au contact et sujettes à saigner.
Les procès alvéolaires participent souvent à la souffrance des gencives, et s'ulcèrétat ; d'où il résulte que les dents sont privées de leur soutien et finissent par tombes, comme dans les maladies déjà décrites de ces parties.
m MALADIES
Toutes nos humeurs contiennent une quantité considérable de terre ~ calcaire, qui y est à Fétatde dissolution, et qui s'en sépare par l'exposition au contact de Fair, mais en restatit associée avec le mucus ; de sorte que la matière étrangère qui incruste les dents se compose de terre et de mucus ordinaire (voyez la noie de la page 82).
La disposition qu*ont les Jmmeurs de la bouche à présenter une grande quantité de terre, semble être pdr|;iculière à quelques individus, peut-être à certaines constitutions. Mais je n*ai pu déterminer quelle est la nature de ces constitutions. On voit des personnes qui paraissent n'avoir rien de particulier dans la constitution ou dans le mode de vie, et chez qui cependant cette accumulation se fait si abondamment, que les moyens ordinaires de la prévenir, comme de laver ou de brosser les dents, restent complètement inefficaces.
Cette disposition est si forte chez quelques personfits , que la conevé*i\m se forn^e ^ur tout le corps de la dent* J*ai vu même t'encroAter ainsi la surface triturante des molaires, et souvent deux 9U trois dents sont comme (îimentées ensemble. Je pense qu'un tel effet ne peut guère se produire que chez ceu¥ qui ne font que .rarement ou jamais uiage des dents ainsi réunies. La matière est tf^*portée à s'aocumuler sur «oe dept lorsque la dent; correspondante de l'autre mâchoini n*est phit dsM soQ alvéole.
J'ai VH uo cas de ce genre dans lequel l'aoeamulatioa, qui s'était Mte sur une fnpiaire, constituait eu dedans de la bouche une véritable tomeor qui faisait faire q la joue une saillie considérable. Toutes les personnes qui palpaient c^t^e tumeur, la prenaient pour une tumeur sqùhrreBse de la joue. Mais la matière se brisa, et la nature de la tumeur fîit ainsi mise au jour.
Cette acoumulation débute très-souvent dans leeours d'une maladie,, pfndapt^ laquelle les liquides étrangers séjournent dans la boudie. Peutt être les humeurs ont*elles alors une plus grande tendance à déposer la matière qui eocroûte les dents.
Elle peut aussi être produite par toute circonstance qui emplohc one personne de manger des aliments solides, parce qu'alors les dififértntM* parties de la bouche exercent moins de frottement les unes sur les ta» • très. L^ femmes en couche en offrent un exemple; en outre, dans et dernier cas, T^rt n'intervient point ordinairement pour tenir les dents propres.
La matière accidentelle, comme il a été dit plus haut, est composée de mucus, ou d'humeur animale, et de terre calcaire; la terre est adhérente à la dent sur laquelle elle est cristallisée, et le mucus est enchevêtra dans les cristaux.
Le dentiste doit être très-circonspect dans l'opération qui consiste à enlever cette matière accidentelle. Il doit connaître parfaitement la différence qui existe entre le tissu~ primitif de la dent, et la matière qui s'est déposée dessus ; et il faut qu'il mette autant de soin à €OOStr?er la dent qu'à enlever tout ce qui n'est pas naturel. Beaucoup de |
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ont eu les dents tout à fait perdues par un nettoyage peu judicieux.
Comme la cause de cette incrustation n*est point une maladie constitutionnelle ou locale connue, mais bien une propriété de la matière sécrétée, en tant que matière inanimée seulement, le remède doit naturellement être mécanique ou chimique.
Les moyens mécaniques consistent dans les frictions, et dans Templot de la lime et de la curette. Le premier suffît quand les dents ne font que commencer à présenter ui|6 ^lor^tion 4r^>n^e ; ou bien, lorsqu'elles sont déjà propres, il peut les maintenir dans cet état. On a proposé des méthodes diverses pour l'emploi de ce moyen : quelques dentistes pensent qu'il suffit de laver les dents avec de Teau froide et de les frotter en même temps avec un morceau de toile placé sur l'index; d'autres ont Neomnumde ta cendre de liège, le pein brété, tti., dans le but d'agir sur k matière MeidenteHi avee plus de Ibroe qu'on ne pourrait le £iln «i inoyen d'une brosse douce ou d'un linge.
Dvis l«8 oM oè (Mtte inerustation est plus oonsidérable, on t enpli^ ém poudres de phisieurs espèces, comme le tartre ep poudre, le l|ol d' Ar? ménie, et beaucoup d'autres.
0» se sert souvent de la crème de tartre, qui , en mtee tempe qu'elle agit mèsMiquement, eKcree une ietlon ehimique sur la matièie aeoidMi-* trie qu'eue dissout.
Lee autres moyens mécaniques sont les instruments qui sont desdnée à ewer, à ratisser et à limer le dépdt calcaire; on ne doit en fifrt usage tue lorsque celul-e( est considérable, et alors il. &ttt lee manier awee heaueoup de pmdenee, parée que les dents peurent ftre un peu liraa^ kmus, et parée qu'on pourrait briser une partie de la dent aree Plnemstacien.
Les in^ens ehimiquee sont des dissolvants : ee sont des alcalis ou des aeidee. I^ sel emmoniac est très-utile à une époque peu araneée, ear alers finerustatlon se compose surtout de mueos, que raleaii ea|l»» ttis-Mlement. Mais il ne fiiut pas en user tipp légèrement, parée qu'il ramollit un peu les gencives, et les rend très-douloureuses au contaet.
On enaptoie aussi les acides avee ^leeès, parce qu'ils dissolvent la terre eskaire ; mais ils ont le grave inconvénient d'agir avae plus de Ibree encore sur la dent eUe-eséme, dont ils dissolvent une partie; or, c'est ee qu'on doH évHer, s'il est possible, car on ne saurait être trop avare de toutes les parties d'une dent saine*
Il est à remarqu<nr que les personnes quA mangent beaucoup de salade et de firuits ont les dents plus propres qu'on ne les a ordinairement, ee qui est di aux acides que contiennent ces aliments^ et par la même raison, les dents sont gteéralement plus propres l'été que l'hiver, dans les p^fs qui produisent beaucoup de fruits.
Quand l'accumulation était considérable, les dents et les gencives sont deulonpeuses après que la concrétion a été enlevée, et sont même sensMes è l'air firoid. Mais cette disposition ne persiste pas longtemps.