DES RÉTRÉCISSEMENTS CHEZ LA FEMME
L^ obstacles à rémission de Turine chez les femmes dépendent, en général, d*un rétrécissement, mais cette cause n'existe pas dans tous les cas; en effet, j'ai vu les obstructions de cette espèce produites par la pression d'une tumeur située dans le voisinage de l'urètre, et elles sont fréquentes pendant la grossesse et chez les femmes atteintes d'bydropisie ou de squirre de l'ovaire. Mais la présence de ces dernières (causes est ordinairement reconnue longtemps avant qu'elles aient produit l'effet en question, et il est facile alors de se rendre compte de la rétention de l'urine. Cet accident peut également être causé par une production morbide, comme chez les hommes.
Je ne saurais dire jusqu'à quel point les rétrécissements de l'urètre chez la femme peuvent être considérés comme une conséquence réelle de l'in* flammation vénérienne. Mais je suis porté à croire qu'il n'en est rien , et cette opinion s'appuie sur des raisons encore plus fortes que celles que j'ai présentées en discutant. les causes des rétrécissements chez l'homme. Je puis af^rmer, en effet, qu'aucun des rétrécissements que j'ai observés chez des femmes n'était une conséquence de la maladie vénérienne ; au moins n'ai-je eu aucune raison de croire qu'ils provinssent d'une telle source. D'ailleurs, j'ai déjà fait remarquer que chez les femmes qui sont atteintes de la maladie vénérienne sous forme de gonorrhée, cette maladie envahit rarement l'urètre. C'est pourquoi lorsqu'on observe un rétrécissement chez une femme qui a eu une gonorrhée, on ne doit point attribuer le rétrécissement à cette maladie, au moins avant de s'être assuré si l'urètre y a participé, et même dans ce dernier cas doit-on rester dans le doute.
Les rétrécissements ne sont pas à beaucoup près aussi communs chez la femme que chez l'homme. Cela peut dépendre de la grande différence de longueur des deux canaux, mais plutôt de ce que le canal de l'urètre chez la femme est plus simple dans sa structure , et n'est destiné qu'à une seule fonction. Les rétrécissements de l'urètre ne produisent point des symptômes aussi nombreux et des désordres aussi graves chez la femme que chez l'homme, parce que le nombre des parties affectées est moins considérable {*).
{*) Les rétrécissemeiits de Tarètre sont peut-être moins rares chez la femme qu'on ne le pense. Co qni a fait croire à leur moindre fréquence, c^est qu'ils ne déterminent
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§ I*'. Traitemerit des rétrécissements de furetre chez les femmes.
, Le traitement des rétrécissements de l'urètre chez la femme, est semblable à celui qui a été conseillé pour la même maladie chez l'homme. Mais il est un peu plus simple, parce que les parties malades elles-mêmes sont moins compliquées. Cependant, l'introduction des bougies chez la fenime présente un incoQvénient qui n'existe point chez l'homme , c'est que dans la plupart des cas il faut qu'elles soient placées par une main étrangère, parce qu'il est très-difficile pour une femme de s'introduire elle-même une bougie. Il est également plus difficile chez les femmes de maintenir la bougie en place ; en effet, s'il est aisé d'empêcher que la bougie ne tombe dans la vessie , en recourbant son extrémité extérieure au devant de la vulve, il est beaucoup moins facile de l'empêcher de s'échapper du canal ; de sorte q^u'il est nécessaire de placer un bandage en T, dont un des chefs , passant entre les grandes lèvres, s'applique sur l'extrémité recourbée de la bougie.
Je pense que la cautérisation réussirait très-bien ici; aussi la préférerais-je à l'emploi des bougies, tant à cause de son efficacité que pour la commodité des malades (*).
$ n. Du suintement habituel entretenu par un rétrécissement.
J'ai déjà dit que les rétrécissements de l'urètre s'accompagnent généralement, sinon toujours, d'un suintement habituel. Je suppose que ce suintement a pour cause une irritation qui a son siège dans l'urètre au delà du rétrécissement, et qui est produite par la distension anormale que l'urine fait éprouver à cette partie avec d'autant plus de violence que la force musculaire de la vessie est accrue davantage. Dans beaucoup de cas, c'est ce symptôme qui fait reconnaître la présence d'un rétrécissement, ou au moins qui en fait soupçonner l'existence. Quand il a été reconnu que le suintement habituel est causé par un rétrécissement, il ne faut faire aucune tentative pour le guérir, car il se dissipe généralement quand le rétrécissement est détruit. Si le suintement habituel persiste après la guérison du rétrécissement, il faut le traiter ainsi quil a été recommandé pour les cas ordinaires , et en chercher la cause ailleurs que dans le rétrécissement du canal.
pas aussitôt que chezl*homaie des phénomènes appréciables, et que ce n*est guère qn*à un terme de dysnrie très-considérable ou de rétention complète qu'on s*en aperçoit.
Quant à la blennorrhagie qui, chez la femme comme chez l'homme, eat la cause la plus commune des rétrécissements, on sait quelle affecte bien plus souvent Turètre de la femme que ne semblait le croire Hunter. P. RicoaD.
(*) Les mouchetures, les scarifications et les incisions des points rétréds sont cfats la femme d'une application facile et à l'abri de la plupart des dangers qu*ou doit redouter chez l'homme. P. Rxcoao.
COBfUE un EFFET DE LA GONOEBBÉE. |I7