‹ Œuvres complètes de John HunterChapitre 7 sur 88 · DES BOTS · texte numérisé non relu

DES BOTS

De la (raMplantatUm des dénis.

Si i'OQ considère la différence presque constante de grandeur et à6 fiurme qui existe dans la même classe de dents chez les différents siigets, il paraîtra presque impossible de trouver che^ une personne une dent qai poisse s*adapter avec exactitude à Talvéole d'une autre. Cette obser« nitioo est confirmée et semble être démontrée sans réplique par Fétude des dents sur le squelette. Cependant on peut^ sans de grandes difficultés, transplanter une dent d'une personne à une autre; la nature se prête à cette opération « si elle est pratiquée convenablement ; et pour ce qui concerne le volume et la forme de la dent, le seul moyen d'être secondé par les forces naturelles, c'est de faire en sorte que la racine de la dent transplantée soit un peu plus petite que l'alvéole; l'alvéole, dans ce cas, M^fiaçonne sur lardent. Si la racine est trop grosse, il est impossible de l'introduire. Toutefois , on peut la diminuer artificiellement , et il parah que cette opération ne l'empécbe point de remplir aussi bien l«but

Le succès de la transplantation des dents est fondé sur la disposition que possède tout tissu vivant pour s'unir à un autre avec lequel on le met

l<i<q«*ai aoat stiJgBaaU dans de* otTÎtés, ttndoit à dépostr use lerr« tlitQièmte t| à fisfBtr dM concr^tioB». G«tte terrt m% qntlqvefoit coatenito dant les fluidvs t| Ml «eiilMBent dépotée , coauno il arrire dans la fonnatioii des calcul* orioairet ; dana fvdqoea eaa» U ptnt arrirer qoe Its fluides sobitMot an cbangencntpar lequel la terre eat formée d'abord poor être déposée ensoite. Cette déposition se fait particn* liérenient dans les parties afTsiblies, dans celles où la circulation est langnîsaante, dana eeUes où il y a pen d'artères, par exemple autour des articulations et des tendons, comme si elle ayatt poor but de fortifier ces parties dans le cas où elles Tiendraient par la suite & céder. Ainsi, lorsqu'une artère cède à Taction dn ecenr et se dilata d^me manière anonaale, ces concrétions se forment ordinairement partout dana las Inéarstices de ses parois. La même chose arrhre aoasi dans les eoreloppaa des taaMon cakystéet qai sont constamment distendoes, daas les eas de dialeatéoa de la taaiqoe vaginale dn teatienle , ete. On l'observe encore dans les parties qui ont perdu Texer- «ica dt leurs fonctions naturelles , comme dans les enreloppes de l'œil dans les cas de eéeité, dans les gU^ides lymphatiques malades* etc.» et lorsque Ténergie TÎtale est affaiblie dans tonte l'économie » comme on le Toit dans les artères , les menibranes, etc., des yieillards. Cette déposition terreuse peut enfin se produire dsna quelques constitutions particulières , comme oeUes qui sont affectées par la geutte. (Cette substauee se compose ea grande partie de phosphates terreux combinés avec daaracus. T. B.)

la même espèce de déposition est provoquée aussi par la présence de tout corps eapd>le de serrir de base à la cristallisation, comme lorsque des corps étrangers sont logés dans la Tessle; d^ là vient qu'on treare souvent de tels corps formant le Bojan d'une pierre. La même chose s'observe dans les intestins de beaucoup d'animaux; ainsi, il arrive souvent que le noyau de concrétions intestinales, ou de bézoards» est formé par un clou ou par quelque autre substance réfractaire à la digestion , qui a été avalé. La eroùte qui se forme anr ks danls parait être bw« cristallisation de la Béme nature. J. Huxttui.

en contact, bien que celui-ci soit de structure différente, et lors mime

que la circulation ne se continue que dans l'un d'eux.

Cette disposition est moins prononcée chez les animaux les plus parfaits ou les plus complexes , tels que les quadrupèdes , que chez les plus simples ou les plus imparfaits^, et chez les vieux animaux, que chez les jeunes ; car, dans les jeunes animaux et dans ceux dont l'organisation est simple , le principe vital est moins limité à une partie du corps , ou en dérive moins essentiellement; de telle sorte qu'il se conserve plus longtemps dans les parties qui sont séparées de leur corps, et qu'il paraît même y être engendré pendant un certain temps. Au contraire, une partie séparée d'un animal plus âgé ou plus éle¥é dans l'échelle meurt plus tôt , et sa vie semble être entièrement dépendante du corps auquel elle appartenait.

Cést une expérience ancienne et bien connue que celle qui consiste à enlever l'ergot d'un jeun&coq et à le fixer sur son crâne après avoir enlevé la crête.

Souvent aussi j'ai enlevé le testicule d'un coq, et je le lui ai replacé dans le ventre; là , il a contracté des adhérences et sa nutrition s'est conservée. J'ai même placé le testicule d'un coq dans le ventre d'une poule, et j*ai obtenu le même résultat (*).

De la même manière, une dent récemment arrachée, qui e%t transplantée d'un alvéol dans un autre, devient, selon toute apparence, une partie du corps auquel elle est ainsi fixée , au même titre qu'elle l'était de celui dont elle a été extraite; tandis qu'une dent arrachée depuis assez de temps pour avoir perdu toute sa vitalité, ne peut jamais être fixée d'une manière solide. Dans ce dernier cas, l'alvéole tendà s'oblitérercommes'ilétaitvide, ce qui n'arrive pas lorsque la dent qu'on y place est récemment arrachée.

Ces faits prouvent que le principe vital existe dans les diverses parties du corps, indépendamment de l'influence du cerveau ou de la circulation, niais qu'il subsiste par ces deux agents , ou , en d'autres termes, qu'il leur doit sa continuation. Moins le cerveau et la circulation ont de prépondérance , moins le principe vital en dépend , et plus il devient un principe actif par lui-même. Chez beaucoup d'animaux où il n'y a ni cerveau ni cir- • culation , le principe vital peut être continué également par chacune des parties du corps. De tels animaux sont , sous ce rapport, à peu près seD^ blables à des végétaux {**),

(*) Ce% expériences sent rapportées dans le tome IV de cette édition.

(**) La transplantation des dents d*anc personne à une aotre a été proposée, je crois, pour la première fuis par Huutcr, sons la direction duquel eUe a été sourent* pratiquée. Si le résultat de toutes les opérations de cette nature qu*il a fait faire Ini eût été connu , il est probable qoHl n*eùt point préconisé une telle pratique. Je ne pense pas qu'il existe un neul cas où elle ait eu un succès complet, et souTent elle a été suivie d'accidents fAcbeux. Fox, dans son excellent ouvrage ^ur les dents, la condamne fortement; il a probablement prévenu beaucoup de douleurs et do maladies, , en faisant connaître son insuccès constant et ses résultats quelquefois funestes. Ia dent désignée par Fox comme ayant été soumise à cette opération, est maintenant dans la collection anatomique de rhdpital de Guy ; sa racine est profondément corrodéo pw l'absorption. T. B.

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