‹ Œuvres complètes de L. Sterne (volume 2)Chapitre 15 sur 41 · IV. ro · texte numérisé non relu

IV. ro

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son incontinence. Ne déclamerait-elle pas par hasard chez lui contre quelque filouterie légère^ n'exercerait-elle pas sa vindicte sur quelques petites fautes contre lesquelles son rang et sa fortune anraient dû le prémunir ? Cependant il vit aussi gaiement^ il dort aussi profondément, il rencontre la mort avec autant^ avec plus d'indifférence, que l'homme le plus irréprochable.

Un autre est sordide et sans pitié : son cœur resserré par l'intérêt ne s'ouvre ni à l'amitié y ni à la félicité publique. Voyez coûime il pa^se auprès de la veuve et del'orphejin, et comme il considère les malheurs attachés à la vie humaine sans pousser un, soupir ! sa conscience ne /élèvera-t-elle jamais contre lui? ne tqurmentera-t-elle Jamais son apathie ? non. Grâce à Dieu, dit-il, je nai rien à me reprocher. Je paie exactement mes dettis, personne n'est aiafméde mon Ubertinage , j^ n'ai fait ni vœu, ni promesse ,' je n'ai débauché ni la femme ni la fille de mon voisin. Je ne suis ni injuste , ni adultère. Comme ce libertin qui passe devant moi.

Un troisième est subtil et rusé. Observez sa vie entière ; c'est un tissu délié d'artificçs obsours, de subterfuges injustes pour frustrer

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indignement riutenlion de toutes les lois : il élude leurs décisions^ et se joue de nos propriétés : le voilà occupé à achever le piège 011 se prendront l'ignorance et la nécessité. Sa fortune s'élève insensiblement sur l'inexpérience de la jeunesse ou sur la bonne foi et riionnételé d'un ami qui lui aurait confié sa vie. La vieiU lesse s'approche^ le repentir lui fait tourner les yeux sur ses projets iniaiues , et le place vi»»àvis de sa conscience. Elle fixe les lois avec at-* teution^ et n'en trouve aucune lésée par ses actions. Elle ne voit aucune amende , aucune forfaiture encourue. Elle n'aperçoit aucun fléau déployé se balançant sur sa tête , aucun cachol ouvert sur ses pas : qu'y a-t-il donc pour l'ef-* frayer^ cette conscience ? Elle s'est retranchée eu sûreté derrière la lettre de la loi , elle s^ est fortifiée de rapports et d'analogies ; couverte de ce rempart^ elle est inaccesible à tous les reproches : l'honneur tonne et foudroie ; elle est inattaquable dans ce fort.

Celui-ci méprise les petites ressources ; il passe par-dessus les pratiques d'une basse chicaner il laisse les artifices douteux , et les menées qui vont en secret à la réussite : voyez le scélérat tête nue; comme il trompe^ ment, se parjure^ vole, assassine. Oh l'horreur! jamais

lA3 s EU MON X.

cepéndaài il tfexisU uii plus telril homme. Le plôlre (\\n a ptiû k forfait sft cobsciénce lui a értâéigïië à c6Mït d'ùti lemple à Pàulre, à foire mille sigttès dé croix , à murhiurcir dfe» prières. CVfa fedt àû9ét pbulr le ciel...; Quoi! ^'û àé pari«rfe? Mais il ftit îlnë tëservatibil tttentale- SU tdlé, à'il tue, Sa conscience nfe recevra- t-blle pas hillk Wéésnrtâ profonde^? l'oWqtwri? Il « porté aW ^icds d'Wi prêtre qu'il tfofttfpû ce toek.rd ferd^aûj tA a?eli est relevé avôc une abiokitibà cjti'il n'a pas niéritétr.

Stepérstitltin ! superrtittoH! i^u'às-tu à ûic tépondfè ? Noir citotefrte d'Wutrir âùÈ; Voie* ftinestèé à l'Homtefe ê|ûi f e^ârc, td cfiivieh entête là porte àé l'fcrrettr devant lefe pis du ^oyëgfeur imprudent ; ttr lui patléi conOdem- Mièil* de paii avec lui-mémé, quand il ne

Gèà exeiifples èhoisis dans Véiàï actuel des bliOsèd hobi tWp Vrëls pdur étté ëtàyés de preuves. Si quelqu'un doiilé de leur réalité,- s'il croit ^u'il est întpèssible qu'un homme se trompe di Ibh^téihps, ]é le reiivoyé à ses réflexions , et daris tin iifïstaùt je viens plaider ma cajise au irilMiâal de Êàn coeur:

Qtf il examîùé le degré de haine auquel se lont élevées à ses yeux quelque» mauvaises ao-

.tioDS, quoiqu'elles soient toutes également mauvaises^ il trouvera bientôt que celles que 8on penchant et s^s habituelles lui ont fait com * mettre ^ sobI peintes et enluminées des couleurs les plus fausses que la flatterie puisse broyer^ tandis que celles ou il n'a jamais été entraîné , lui paraissent salies des marques delà folie et du déshonneqr.

Lorsque Dav^fl surprît fif til dormant dans un caverne, et qu41 lui coupa un pan de sa robe, son co^ur, nous dit-on, lui murmura quelques reproches. Mais , lors de l^venture d'Urie , ce fidèle serviteur qu'il eût dû ohérir et honorer, devint la victime de son incontinence, sa consoienee avait la plus grande raison jde s'alarmep; eh bien i elle na lui dit rien.

Une année entière s^écoula entie son crime et le

jour où Natan lui fut 6n¥oyé pour le lui pcpro* cher. 11 est écqt qu^il n'en avait pas eaoore témoigné le moindre repeniir.

Telle est la consoie&ce. Ce n^onitemr fidèle constitué en nous pour être notre juge sypréme et doué d'équité pac le créateur^ par une maU heureuse série de causes et d^obstades poend une connaissance si impaffiiite de ce qui s'y passe , il remplit son devoir avec tant de négligence, quelquefois avec tant dq corruptian.

l5o SEKnOTX X,

qu'il est impossible Je-s'en rapporter à lui seul. Il est nécessaire , absolument nécessaire de lui associer un autre principe pour aider, pour maîtriser même ses déterminations.

Voulez-vous former un jugement exact sur .ce qu'il vous importe tant de bien connaître? Voulez- vous savoir à quel degré de mérite réel vous êtes honnête, bon citoyen, sujet fidèle, zélé chrétien? appelez la religion et la morale au secours de votre conscience. Lisez ce qui est écrit dans la loi de Dieu, consultez après cela en silence les obligations invariables de la justice et de la vérité.

Que la conscience détermine sur ce rappoit ses motifs. Si votre cœur alors ne vous conn damne pas , vous serez dans le cas supposé par saint Paul. La règle est infaillible; toute votre confiance sera en Dieu; vous aurez de sûres raisons de croire que le jugement que vous aurez porté sur vous-même est celui de Dieu et l'anticipation de la sentence rigoureuse qui sera prononcée sur vous le jour que vous rendrez le compte final de vos actions.

Heureux [ homme , s'écrie l'auteur deVEcclésiaste, qui n est pas assailli par la mul^ tUude de ses péchés / Heureux celui que son cœur ri a pas condamné , et qui ri est pas

SERMON X. l5l

décliu de son espoir en Dieul Qu^il soit riche ou pauvre , s'il a une conscience irré-prochahle , il se réjouira tous les jours dans ses œuvres , et son esprit lui en dira davan-^ tage que sept sentinelles qui veillent au haut dune tour.

Dans les matières les plus obscures et le^ plus" douteuses ^ ce guide le conduira plus sûrement que mille casuistes. Il lui ' exposera lé plan de sa vie bien plus exactement que toutes les analogies et les restrictions que les législateurs ont été forcés de multiplier. Je dis forcés , car on saitque les lois humaines ne sont pas une affaire de choix primitif^ mais de pure nécessité : elles furent établies pour défendre la société contre les effets dangereux de ces consciences qui ne se sont jamais donné aucun frein. Ces statuts sont faits avec tant de précautions ^ que y dans le cas où le cri de Tame n'aurait aucun pouvoir sur ndus^ il a fallu suppléer à sa force ^ et obliger les hommes au bien par la terreur des cachots et des gibets.

Avoir la crainte de Dieu devant les yeux, et gouverner nos actions dans la société par la règle éternelle du bien et du mal, tels sont les âeux points principaux de la religion et de la

^6^ sj^K^qj^ X.

jnppt^^ : c^es ^^çxfjL ta]bjes de la Ipi $iOQt si.elroitejpçîjt .e^cJ^aîq^e^ ^ ^(ji^n ne pçijt ks ^épf rcr pi,4ipe ^^^j^9 J^a j?fpj,<ç^ /^aïjs \es briser .çt ks détruire.

la rçalité? Rien n'est si commun qjiji^ ^e .voif yn hoinpp«p,Wf p|:jjjf;ipifp /J^ r.<r!?»0P; l'f-yoïier, ep %if e elQJf^ , pt ge .çf^jjrç pi<^r.ti41,cp»C!i?t ofr ^[ens^' ?j ,0» ^l^jff il le ^P^.J>4f,e 3pupçQft fuf /K)» para,ctèr,ç roofç^ ^ fi ?i f'pp Bpp«jii^ ffla'!^ n'/est pas <;ppscj[çn.9^uf ejnjBwf, j.ijsl,e gj ipçrjjpjjlçfij jysqù'au ridicuje. Je y/çiif )^cf CRtjijfi, p^fçfi gf'^ çst ppij^blç <îç wsppctfir Hije yçrf 9 gji^sij ifpa^}? gue l'hofiR^tpté j Fcpfpd^iJf , «fi j^l^ «9 Fpgjirjj POT ses njflfil^, pf^^ tfpwpHf pçg fie casons à l.ui ep epyi.e>: l'bsfl^SSF-

»>W d'îufre f9ï}4çf}ïpiîf apg fflg ji)ipi:ét, s;» yapité, 5<|0 plfi^if^ çt q^jgaeç Çfti|f? pasfions fioRt 1^ pobil/fé n.o»^ do«»pf| f|e tjipB

Cibles çspépap,ç^ ^"^^4 ^^ f'^l^^ ^P <^o^{ iqoportantfs.

Embellissons ceci par un exemple.

Je sais <m^ \^ hpfïpipi' m ^^fm m^

argent, ^f le inf'(|f.çiii ^fjp j'ftPBfiHe ^m WP* maladies , yo»^ ^^ ^mmh jte «eligjfla ; j'ai entendu leuicp jraiUeçics, i|g qj^t pe^\f de-

vant moi se$ myslfsves et se9 pr^tigues avec tant de dëdaia qu'ils parai^^eni s'être mi^ au* de$su^ de tpp^ ie$ douU$. £h bieni je 1^etl malgré ce]a m^ forJLuD.c entre les sa^in^ du prfs-. mier ^ et je popfie m^ vip 4 h j^icifope du second. Quelle est la raison de cette confiance? Je crois d'abprd qu'il ij'pft paç pgs^ij^lp qp^îb^emploiert à inon pr/|ju4ice Je pAwygif que je kwr ai do^oé; je cpnsjdère quç ]g pf:pbi(é è$t la ba^e de leur prpijesçipp , e% qqo }e4r ^ujccès ea déppnd , î.e *pis pprsHa4é c^^^ qp'i^ n<^ peuvent me fairp du ra^l s^ps sp cpmpïpRWsUre.

lofait .d^snonç HP opu^ypau wpUf à IjîW i»té-

r^tj wppQfPP? .q»P îp prpïRî^r pM, «fw pwire

à sa i:,éputatiQ» , œ'^nj^yer p)a ferfw.e, «t qpp le spcpod pA^JQHif dp mpu bje^ p«: 1^4 »ort, 8§p9 ay^r $pii gU, qi^jçU»? $Ai:pts* wwî-jc cpntFç lepjc? };i r.eUg.ion, \p p}»$ pwi^nt c|e« nipûfç. Cp p?en ftft plp^ vm; Vinlérêt, plji#: pui^pt qp'pl^e , f^s\ contre ffiPi- Qsfi IP«JM?*ir je dan$ TajjUp baffiR poqr C9»lf:çrl^îila»ppr c^te i#p|§tjOB7 )lél4)l je p'w P«^ fiflP, m cp qui 8jt ^ugi ipge^ qqp pipp, j;jW>pï|P«r? Ip suis à la merci 4^ Bfipçipp 1? PÎP« .CiU»i^ifii«|¥ I e|; quelle qkrpté popr dppj })iças i^^j B^m^l^^ qjic ïpa pFQBFiéM ^ f?fl»-WPfflP?

Comme il ne peut exister dp ver^fi ^9i*sk^

^54 SfeRMOIV X.'

sans Ta religion^ on ne doit rien aliendre de la religion sans la morale. Un homme n'a pa»

rempli ses devoirs envers Dieu, quand il néglige ceux qui rattachent à ses semblables.

Ceci est susceptible de la plus stricte démonstration.

11 n'est pas rare de voir un chrétien dont le caractère moral est bas et vil, avoir sur luimême des idées fort élevées , les entretenir avec soin, et se regarder comme très -religieux. Il est avare, vindicatif, implacable- il manque aux devoirs de la probité j écoutez cependant comme il déclame hautement contre l'impiété du siècle; voyez combien il est jaloux d'observer quelque pratique pieuse ; il va se prosterner deux fois par jour au pied des autels, il fréquente les sacremens, il s'amfùde enfin avec la partie instrumentale de la religion. Eh bienl trompant sa propre conscience, il croit avoir rempli tous ses devoirs. Il fait plus , dans la force de son aveuglement il regarde avec dé* dain, et plein d'un orgueil spirituel , ceux qui, affectant moins l'extérieur de la piété ^ ont mille fois plus de droiture que lui.

C'est un des maux que le soleil éclaire, et il n'y a point de principe erroné qui ait engendré plus de malheurs.

seumon X. i55

En voulez- vous des preuves? lisez nûsloîre des méprises du christianisme. Quelles scènes de cruautés, de meurtres , de rapines, de sang, n'ont pas été sanctifiées par la religion quand elle n'a pas été dirigée par la morale?

L'épée des croisés n'a-t-elle pas porté la terreur et le ravage dans diverses contrées?

Ces paladins religieux, conduits par un vagabond , vont militer sous la bannière de la religion, oublient l'humanité et la justice , et n'tpargnent ni l'âge, ni le sexe, ni le mérite , ni le rang. Brigands effrénés , ils ne montrent aucune vertu, et les foulent toutes sous leurs pieds ; sourds aux cris de la douleur , ils ne témoignent aucune pitié.

Si le témoignage des siècles est insuflisani , considérez comment quelques dévots du siècle présent croient servir et honorer leur Dieu qu'ils outragent.

Voulez- vous en être convaincus? <lescendez un moment avec moi dans les cacbots de l'inquisition. Vojez la religion tristement assise sur un tribunal d'ébène, s'appuyant sur des chevalets et des instrumens de mort , et tenant enchaînées à ses pieds la merci et la justice. Ecoutez,.... entendez ces lamentables gémisse-

i56 ssRaroM s.

Inens. Voyez le malheureuf ]qtu le3 t poussés ; on vient dp l'arracher apx fprjs pofir f^ire sur sou corps exténup IVpreuye .des spppjîcp^ qfi'un système de la crifa)ité }a p}q§ ff^^née put seul inventer. L^ yictinie e^ >^t^^ fi«)^ l^om^eaux ; elle était déjà éppisée par )e9 peiné§ et )es longueurs d'une prispn séyére. Observez le prey micr mouvement de cette l^orrible maphine '. quelles convulsions elle opère ! les muscles s'étendent, les qerfs sp l>risent^ les os; craquent et se déboiteot : voyez dans quç)le posture le malheureux est en$pite j^té : c'est toqt ce que la nature peut endurer. Bon Dieu ! comme il retient avec effort spu ame fatiguée, errante sur ses lèvres tremblantes : elle veut abandonner le corps mutilé , on ne le permet pas encore. 11 est replongé dans le cachot ^ et il n'en sortira désormais que pour aller au bûcher , et être insulté à son agonie. Qui lui préparc cette mort et ces insultes? Le principe affreux que la religion pout exister sans la morale.

La meilleiiro manière de peoonnaitre le mérite d^ua système Beligieux est de voir les conséquences qu'}l % produites , et de les comparer avec r^sprit du christianisme. Cette règle courte ^t sure vaut un millier d'argumens , et elle aou| a été doapée par notre Sauveur :

SERMOà X. l^I?

Fous les catiHaUttfÉ dwtjfiiils Qu'ils por^ teroni.

Oii ne fëxii Éêçkéêr k i^^aû ëi 14 Ifiorale , anciem àtnii et fidèles àlfeéS , ssmS léS dësho^ norer et les perdre toutes Ié5 dêtxi. Celui qui voudrait le tenter serait leur ennemi commun ; ne comptez ni sur sa piété ^ ni sur ses mœurs.

Je n'ajouterai à ce discours que deux ou trois maximes déduites de mon sujet.

1 0. Toutes les fois qu'un homme déclame contre la religion^ ceifest^as sa raison^ mais ses passions qui dictent son langage. Une mauvaise vie et une bonne croyance sont deux voisins turbulens et incommodes qu'il faut séparer pour obtenir la paix.

a°. Quand un tel homme vous dit qu'une chose est contraire à sa conscience^ c'est comme s'il vous disait qu'un mets est contraire à son estomac. Le manque d'appétit est généralement la cause d'un pareil aveu. Ne vous confiez^ en un mot , en rien à celui qui n'a pas une bonne conscience en tout.

Ressouvenez-vous encore de cette distinc^* lion; mille s y sont mépris. Votre conscience n'est pas une loi : c'est Dieu et la raison qui ont fait la loi , et ont placé en nous la con-» science pour juger selon elle^ non comme un

vinrent pas de ses fautes ^ mais de rambitian , de la violence et dès pafsiiôàs dés àiit^es. Une grande partie de ceux qui ont été assignés aux liommes à leur entrée dans le monde ^ vient du . même côté^ je le sais; didis cependant^ dans la vie de quelques-uns on remarque spéciale ment une CofttÇxttfrê iflËiptiëàMë Aë. peines. Un malheur s'élève du milieu d'un autre ^ et le tout j tramé ensemble ^ ofïre mrspectscie si pitoyable et si mélancolique^ qu'un homme bien né ne peuf y jetié/ lèi yêiiit sans les sentir ternis , obscurcis y humectés de larmes.

J'ai plus d^ fiiié âe ce pafïf iéi'clié eâc6fe , parce qtar^ èj» scm ehfi^ikàë, iP fdt hèfèê âe VM^Aié êe MAfe ptô^pe^êh; ïàa'icy sôWpefe, lui avait dit : « Dieu t'enverra la rosée du ciel ^* a et kr gfUftkse de laUerré; if te'bxéniri dé'Fa* « bondanoé dû* vin et dtr btë; Le^ pëiiptéf të' « serviront/ et dia^ue natiûtl h^tk^tst ssl Xéid respéottretks^ dcf^aift tôi^fô ëeTâéhiiàïâéÙt' « famitte/ eelor qpâ tef héid^ ieth hêiit, et « célAt qm'teirtariMifrâr^ra<iblM

lot slmplicfté de' la ]^fthï^iâë sSfeît' M; ^6^mea9é9à\x bcnAmf êkta heur ft^if grii^fle^étéfrdue. GcHeb^ci^foi^m éôtoBtiriée£ilMY*lé^BiSù^i^ aesr frcresy dant siM^yd^gé dé Pàlttlh^Jfrkfi; «tclW ne-laîs«È*reilt aurcm^d^Wé^sùf leur afc^

SERMON XI. ]6l

compUsseiheiit dans son esprit. Chaque objet flatteur et agréable qui se présentait à lui avec la face de la joie y il le regardait comme une portion de ses bénédictions ; il le poursuivait^... il voulait embrasser une ombre.

n faut donc supposer que ces bénédictions ne rcssembloient pas à celles qu'un esprit matcriel devait attendre; mais qu'elles étaient spirituelles^ et telles que Pesprit prophétique d'Isaac les voyait devant lui ; c'étaient des idées qui comprenaient leur bonheur futur lorsqu'ils ne seraient plus des étrangers parcourant la terre; car, dans ce fait, et prenant strictement le sens littéral des promesses de son père , Ja^ cob ne jouit d'aucun bonheur ; il fut si loin d'étré heureux, ^^e, dans les plus douces époques de sa vie , il ne rencontra que des afflictions.

Accompagnons-*le depuis Tinstant fatal où l'ambition traîtresse de sa mère le chassa de son toit protecteur et de son pays , pour aller chercher un asile et un établissement chez Laban son allié.

Qu'y trouva-t il? comment son attente futelle payée? Nous le lisons dans les remontrances pathétiques qu'il fit à Laban , lorsque, après l'avoir poursuivi sept jours ^ il le rencoa-

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