‹ Œuvres complètes de L. Sterne (volume 2)Chapitre 23 sur 41 · DIVERSES · texte numérisé non relu

DIVERSES

\y» ]peut8e wttdrc iddigne de la fevctit, parce que l'homme a lé- droit d'enidifiposef ; màii il n'en est j^s éMkA dé la cbbrité , car Dic^u la

* Je ÛB uti )ottr IVpitaplie scivante, pour une ibûitfie babUk^de l n Ci gtt kuadaiâe.... qui y le 1 d'Aoât 1 764 , ^ t^t. M

GeHiic ^tii piArtelit sati^ césitô 'de leur saûtë , ivâsemblent aut aTarèd qui étitess^nt toujours Aé VktgéïA, '^M avoir )kmefts Tesprit d'câ jouir. •

j Quatid je Vois mourir tiù liotihélé honkme^ él vivre tant de^cA^rat^s^ je iénh bien émpiia^ ttqvéïnént'la fotce dé ce passage des psaumes : IMeu ne vêtu pas la mort du péâhtur.

Il n'y a rien de tel dans là Vie ifàe le vrai bonheur; la plus juste définition qu'on en ait donnée est celle-ci : c'est un acquiescement tranquille à une douce illuffion.

Quelqu'an s'exprimait fort heureusement^ en faisant l'apologie de son ëpicurisme ; il disait que malfaeureusem^ut il avait contracté la mauvaise habitude d'être heureux.

Les procureurs août aux avocats ce que lest apothicairea sont aux médecins^ mais des pre* miers ne commercent pas par sorupules.

L'intelligence divine n'a pas besoin de rai«r sonnemens : les propositions ^ les prémices et les déductions ne lui sont pas nécessaires. Bien est purement intuitff; il voit d^un clin d*œil tout ce qui peut êlie. Toutes les vérités ne sont en lui qu'une seule idée'^ tousies espaces qu'un point, l'éternité même qu'un instant.

Voilà l'idée la plus philosophique qu'on puisse se iaire de Dieu. Ces qualités conviennent 4 lui seul ; et tout autre être que l'Être éternel serait malheureux de les posséder. Plus de recher^ chcs, d'e«péttinee, de variété, de société : les plaiârs d'un pareil Etre , s'il n'était pas Dieu , se réJuiraient'à la pure sensualité.

J'avais un protecteur qui publia les bonnes intentions qu'il avait pour moi^ et qui se paya ainsi d'avance de ma reconnaiWnce. Un homme généreux peut être comparé au datif de la grammaire latine, qui i^'a point d'arti-

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clés 3 et qui ne déclare son cas qu'a la fin de la phrase:" •

Nous pouvons imiter la divinité dans quelques-unes de ces facultés ; mais nous pouvons l'égaler dans celle de la miséricorde. Nous ne pouvons pas donner y mais nous pouvons pardonner comme elle.

La différence des jugemens que nous portons entre la cécité et la mort^ dérive de la différente position dans laquelle nous les jugeons» Nous préférons la cécité quand nous sommes en compagnie ; la mort est plus heureuse quand nous sommes seuls.

L'homme sobre , quand il s'est enivré , a la même stupidité que Tivrogne^ quand il est ^bre.

Un esprit chaste , comme une glace pure^ est terni par le moindre souffle.^

Quelques orthodoxes assurent quela vertu àes anciens participe de la nature du pédié, parce qu'elle n'a pas été éclairée de la lumière de la révélation. Ainsi donc Socrate, Platon^ Sénéque^ Epictète^ Titus et Marc-Aurèle^ ne sont que de misérables pécheurs qui croient faussement avoir fait du bien aux hommes^ mais qui n'ont réellement qu'allumé du charbon pour eux-mêmes. S'il tue fallait convertir un de- ces

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malheureux , il faudrait donc que je. commençasse par le dépouiller de toute charité» bienveillance et vertu; que je le laissasse quelque temps se refroidir; et que je le livrasse ensuite^ ainsi nu au catéchisme] du clerc^etaux verges du maître d'école de la paroisse. «Pespère que cette bonne idée ^ bien orthodoxe^ me v^iudra pour le moins un dojenné.

. L'algèbre est la métaphysique de Ffirithmétique.

Le savoir est le dictionnaire des sciences ; mais le bon sens est leur grammaire.

On £iit usage des mots arts et sciences ; aans saisir avec précision leur différence. Je crois que la science est la connaissance de l'universalité^ Tabstraction de la sagesse ; que l'art est la pratique de la science. La science est la raison, et l'art en est le mécanisme.

La science est le théorème; et« l'art le pro^ hlème. Mais^ direz-vous^ la poésie est un art^ et il n'est point mécanique. La poésie nWt ni un art ni une science : elle ne s'apprend pas; c'est un souffle du créateur sur notre ame^ c'est une inspiratioUi c'est enfin le. génie.

Le ton positif et tranchant est une absurdité; si vous avez raison , il diminue votre triomphe ;

si vous avez iort^ il ajoute a la honte de voti^ d^ite.

Un original est qq monstre qu'on admire plus qa'on ne Pestime.

Le d4^sir est une pasMOn dans la jeunes^ et nn vice dana la vidUlesse : quand il sollicite^ il eat pardonnable ; quand on le sollicite , il e^

On peut oonparer le vin aux amis : le nouveau est tout potable ; le vieux est plus géo^ reux , mais il a du marc.

La Providoice a sûrement donné la mau«vaise humeur aux veillards et aux malades ^ par compassion pont les amis el les parera qui doivent leur survivre t il ^tait naturel qu'elle cherchât à diminuer le regret de leur porte,

Pardonner k ses ennemis e6t le pins grand efibrt de la morale païenne : rendre le bien pour le mal , itaAi une vertu réservée au ehris^ tianisme.

La potence , ainsi que l'arbre défmdn du paradis terrestre , donne la mort et la icienoe«

La vérité danâ nn puits et la vérité dans le vin^ signifient la même chose : il ne £int diro son secret qn'à un homme sobre.

. Les bons écrits sont comparable» au vin /

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le bon sens en eet b forée, et Peipf it /Ja iKt* veur. . r

Le respect pour nous-mêmes, voilÀ la ttîo* raie ; la difiereqce ppij^r \^ autres , voilà, les manières.

Les amQureu]^ ^'expriment fort bUn quaud- Us parlent d'éab^i^ger leurs ceour^. La pi^âoa enchantere3ae de l'amour dé^^tur^ oil^tive-f^ ment le caractère d^s d^ux ^eies, Klle donnù de l'esprit àjU bergère, ^ç U doiiœtirau ber-f ger; elle écbaxige en&i^ eptrpcuxle c^urogf «t la timidité.

Quand le malheur est suspendu sur ma téie, je m'écrie : Dieu ipr^s^rt^^f-m^ en !Qumà ili^iQ frappe : Dieu soit loué!

Le courage et la modestie sont les dqur vertus les moins équivoques, parce quel'h vpocrisie ne saurait les imiter.

Elles ont encore cette propriété, qu^Eflles s'annoncent en nous par la même couleur.^ ~

Les hommes sont comme les plantés : les unes aiment le soleil, et les autres l^ombrç.

11 y a deux sortes d'éçriv^ias nqmiiB t les

' uns font de l'honmie un ange et les atitres

une béte.' Us ont tous tort : Vvm ai^omepU

du meilleur , et l'autre du pire des hommes.

Le docteur Young lep concilie aiiiw : <i ^'o^s

<c ne pouvons avoir une trop haute id^e de «r notre nature^ et une trop basse de nous- « mêmes. »

Les rois sont plus malheureux que leurs sujets : rhabitude accoutume au malaise^ tandis que la fatigue de régner devient chaque jour plus pénible. Ce qui m'a le plus surpris dans rhistoire^ c'est d'y rencontrer si peu d'abdications. Une douzaine ou deux^ tout au plus^ de rois^ sont descendus volontairement de leur trône : et encore quelques-uns s'en sont repenti !

Le mensonge est la plus insupportable pol-* tronnerie. C'est craindre les hommes et braver Dieu.

Les franc-penseurs sont généralement ceux fui ne pensent jamais.

ZiOroastre^ selon Pline, rit le jour de sa naissance, et Thomas Morus le jour de sa moit : quel est le plus extraordinaire des deux?

D y a eu des femmes célèbres 'dans toutes les sectes philosophiques; mais rien n'a égalé le mérite des pythagoriciennes : il IkUait se taire • et garder le secret.

Selon privait les ' {»cres de leur autorité sur les bâtards, par une raison très-curieuse :■

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