IV. ao
So6 PRAGMENS.
apparence Taruie de la vertu, elle a plus d« puissance (fae l'épëe du vice.
— Non pas sur le champ de bataille , observa mon oncle.
-— 11 est très-^miséricordieux, très-honorable pour la UvilUation de massacrer des rebelles et de brûler leurs habitations , parce que quel* ques membres de la grande famille, issus du même troue, répandus sur une contrée loiniiine, n'ont pas voulu souffrir que leurs frères civilisés s'emparassent de leurs trésors malgré eux.... Séparer les parens etlesamis, les frères , les sœurs, les époux, les pères et les mères de leurs enfans éplorés ; les arracher à leurs contrécs natales, parce que leurs nez sont écrasés et leurs faces noires /...\oi\sL le chef-d'œuvre de la civilisation U est humain de les déchirer de coups, comme des bétes féroces, afin qu'ils deviennent aussi civilisés que leurs bourreaux. U est libéral de brûler la demeure du sage, parce qu'il a osé penser que la corruption n'était pas le dernier degré de la perfectibilité humaine , et que l'egoïsme n'était pas la géué-? rosité!.... voilà pourtant ce qu'ils appellent la cwUisation , Tobîe ! .. . .
*-« Jusqu'à présient, dit mon oncle, j'avais
]^eti$^^ Ôrére^ que ces horreurs n'étaient 'connues (jue dans Tétat sauvage... •
— Mon cher Tobie!*.. rëpcmdit mon père^ le sauvage civilisé est le pira de tous les sauvages»
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