‹ Œuvres complètes de L. SterneChapitre 24 sur 92 · LA CONQUETE · texte numérisé non relu

LA CONQUETE

Oui , et alors,. ^. Oh! (êtes pétries dV|;3e e( de glace ! 0 ! cœurs attiédis qui tiK)uve^ le mojen de déguiser le$ passions ^Ijip^me d^ raisonner avec elles. Dites-moii y où e^-donc le crime de Thopime , dont etlen fesçûient l'es* prit. Le pète n^ei|ie des esprits p^u^^il le ren-r dre responsable de Tempirc qu'elles exei^cent sur sa conduite.

Si, parmi les; fils dé simple Amitié ^ dont lu ' nati^re compose rsQu tissu ^ il se glisse .quelques tramer d'amour et de désirs , fautnil donc pour les arracher n^eitre son ouvrageien klxibeaùx ? Oh ! fuatigerDfioi ces stoïques péians ^suprême régulateur de la nature , me dis-jc intérieùro meut, A quelques épreuviîs que ta Prôyidence expose ma vertu ; quels que soifût les dangers que tu me réserves , les situations où tu B>e jettes^ laisse-moi savourer quelques momens

%c^xt.

•'-cH-

les émotions (]ui en émanent^ et qui m^appar-^ tiennent^ puisque je suis homme; et si je viens à en régler le cours , comme peut le faire ua mortel sensible ^ je m'en rapporlei'ai pour les suites aux décrets de ta justice; car .enfin iious ne nous sommes pas faits nous-mêmes ^ et c'est toi qui nous a créés.

En finissant cette huifible apostrophe ^ J6 tendis la main à la belle fille-de-chambre ^ pour lui aider à se leveî. Je sortis avec elle de Tappartement.

J'avais fermé la porte ; j'avais mis la clef dans ma poche. La jeune fiUé était encore à mes côtés ^ et alors.... Oh I alors la victoire n'était plus douteuse; elle Favait été jusque là* Je pressai mes lèvn^s sur sa joue ^ et la prenant par la main , je la conduisis moi-même^ sans encombre ^ à la porte de l'hôtel.

Page 1