‹ Œuvres complètes de La FontaineChapitre 115 sur 333 · COUPÉE · texte numérisé non relu

COUPÉE

\n vieux Renard, mais des plus fins, ÎGrand croqueur de Poulets, grand preneur de Lapins,

Sentant son Renard d'une lieuë, Fut enfin au piège attrapé.

Par grand hazard en estant échapé :

Non pas franc, car pour gage il y laissa sa queue : S'estant, dis-je, sauvé sans queue et tout honteux ; Pour avoir des pareils (comme il estoit habile) Un jour que les Renards tenoient conseil entr'eux. Que faisons-nous, dit-il, de ce poids inutile. Et qui va balayant tous les sentiers fangeux? Que nous sert cette queue? il faut qu'on se la coupe. Si l'on me croit, chacun s'y résoudra.

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