‹ Œuvres complètes de La FontaineChapitre 117 sur 333 · LE SATYRE ET LE PASSANT · texte numérisé non relu

LE SATYRE ET LE PASSANT

u fond d'un antre sauvage, Un Satyre et ses enfans, Alloient manger leur potage Et prendre l'écuelle aux dents.

On les eut vus sur la mousse Luy, sa femme, et maint petit; Ils n'avoient tapis ny housse, Mais tous fort bon appétit.

Pour se sauver de la pluye Entre un Passant morfondu.

Au broûet on le convie.

Il n'estoit pas attendu.

Son hoste n'eut pas la peine De le semondre deux fois.

D'abord avec son haleine Il se réchauffe les doits.

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